A Travellerspoint blog

premières pousses!

semi-overcast 35 °C

Me voilà de retour après 5 jours passés en brousse!

Les paysages se transforment à vue d’œil, les karités, et nos baobabs se couvrent de feuilles avec les ficus (Djadje m’expliquait qu’il s’agit de plantes parasites qui n’ont pas de pieds mais poussent sur ceux d’autres espèces…) Certains acacias se sont couverts de fleurs jaunes alors que les acacias albida qui ont des racines aussi profondes que les nappes phréatiques se préparent à perdre les leurs pour la saison des pluies. Savoir leurs racines à plus de 60 mètres en dessous de moi quand je m’assois aux pieds me donne l’impression d’être connectée avec le noyau de la terre.

Jour après jour je commence à prendre mes points de repère dans ces paysages sablonneux et caillouteux. Pour l’étrangère que j’étais ce paysage aurait pu bercer les conditions mêmes de l’ennui, pourtant aujourd’hui le sol m’apparait comme tout un épiderme souple et fragile, les épines dorsales et le centre névralgique prenant racine profondément dans le dos de cette créature endormie. Les vents donnent parfois l’impression d’un frissonnement dans les feuillages et d’un doux ronflement. Je finis par vivre au rythme de la course du soleil, et quand les étoiles pointent à l’horizon, c’est comme toute une carte qui se déploie, telle pointe vers la pépinière, telle autre vers la ville, une autre vers les habitations. Et puis de façon moins tangible, d’autres étoiles plus brillantes indiquent le chemin à vol d’oiseau vers ceux que j’ai tant besoin de savoir exister, dont je ne sais pas grand-chose pour le moment et qui continuent à vivre des moments que je ne pourrais jamais partager, ceux dont la fragilité me blesse jusque dans ma propre essence.

Chaque instant de la journée apporte son atmosphère bien particulière et c’est plein de tout petits riens qui composent mes journées : que ce soit le matin quand je me lève lorsque le coq chante et descend de l’arbre, je cherche les œufs que les poules ont pondu dans les matelas, sous les tables, dans les toilettes traditionnelles… pour faire des œufs brouillés, l’ambiance est pleine de promesses, il fait encore frais le jour vient de se lever. Il y a aussi les heures chaudes, lourdes et suffocantes, on met la radio, on plaisante autour du repas que nous a préparé la femme d’Issa, et on écoute les informations de 13h, heure sacrée à laquelle qui possède un poste se branche pour écouter les élucubrations de la présentatrice à la voix soporifique qui réussit à tous nous endormir avant la fin du journal.
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Il y a aussi ces moments où la lumière décline qui étire les ombres et les formes, la lumière découpe chaque forme et les paysages semblent immense, c’est une atmosphère paisible et comme si tous les souhaits étaient exaucés je m’assois aux pieds d’un grand arbre jusqu’à ce que la femme d’Issa qui gentiment tous les soirs m’apporte un dîner gargantuesque fait sur le feu, Issa m’expliquait qu’elle fait ca parce qu’elle est « ma femme », ca ma fait rire, mais c’est juste une marque d’estime qui montre que maintenant on est de la même famille. La nuit est tombée, et c’est une sorte d’atmosphère énigmatique qui prend, les stridulations des criquets résonnent du suspense qui prend, et je m’oriente avec le halo de la torche jusqu’à tomber endormie après avoir pris un thé avec les gars. On vit avec son esprit ici-bas, on se gouverne soi-même, mais pourtant pour moi, pour moi cette brousse est bien plus vivante que la ville de Dosso! L’impression de vivre chaque jour un peu plus avec le rythme du pays, en ville on me salue, au marché on me donne des quantités gargantuesques de boules de mais, de bouillie ou de « biscuits américains » que j’aime tant qui n’est autre qu’un biscuit maison à base de tourteau d’arachide et ca pour des peanuts : la boule ou les 10 biscuits pour 25 FCFA, 655.957 CFA faisant 1 euro…. Tout ce qu’il y a autour de moi prend petit à petit vie et sens.
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Cet après midi, ce fut la pure extase, les premières pousses ont commencé à percer! Les 3 jours passés nous avons planté plus de 30000 pots en pépinières et une planche en semis direct. On pourra compter plus de 17000 acacias de différentes espèces, des bauhinias, plus de 2000 plants de pomme du Sahel, 1000 baobabs et plus de 3000 espèces en voie de disparition par planches de 250 par espèces, plusieurs centaines de karités et des milliers d’arbres fruitiers.
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Pendant 48 heures, on a préparé les graines avec de l’eau bouillante et de l’eau froide, certaines sont si dures comme celles des baobabs qu’on préconise de les frotter sur du béton armé avant de les planter! Nous avons du passer plusieurs heures à concasser les graines de ziziphus également avec des pointes de hache pour extraire les toutes petites graines. Se retrouver avec dans les mains ces milliers de graines représentant tant d’arbres donne un sentiment de vertige et de toute puissance!
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Nous avons également démarré les travaux de clôture de la plantation test de moringa, nous finissons le désouchage sur la moitié du terrain et préparons les planches sur l’autre moitié, incessamment sous peu nous recevrons les graines à haut rendement de l’ICRISAT. Nous serons en mesure de planter d’ici à la semaine prochaine plusieurs milliers de plants!

Finalement nous faisons bâtir pour le moment 2 cases traditionnelles de 5 mètres de diamètre, avec un toit de paille une structure en bois et en briques de terre et banco. Confortablement on pourra accueillir les visiteurs de passage et j’en occuperai aussi une, que tout le monde a approuvé pour construire dans un de mes endroits favoris du champ  Elles entoureront un grand arbre et se situeront proches du forage et d’un bâtiment communautaire avec un jardin cloturé, des dizaines d’arbres, gazinière, terrasse et toilettes qu’on a rebaptisé le « baobar ». On devrait avoir l’énergie solaire sous peu, et attendons déjà des visiteurs pour cet été!

Tout change si vite, d’ici peu tous nos efforts porteront leurs fruits, et nous aurons été à l’origine d’un véritable micro-paradis. Nous plaisantions avec Boukari, notre conseiller, technicien pépiniériste de l’IRAN qui suit les projets depuis le début en disant que même si on a des moments difficiles en ce moment, la fierté que nous tirerons de nos réalisations sera décuplée par rapport à nos successeurs, ceux qui reprendront le projet en main pour Tree-Nation.

Posted by hanso 15:21 Archived in Niger Comments (0)

fin de la mise en place de la pepiniere!!!!

sunny 40 °C

La mise en place de la pépinière est terminééeeee!!!!! 30000 pots de placés, des femmes de tous les villages aux alentours sont venues remplir depuis des jours, avec les gars on remplissait, piquetait, et alignaient les allées, en plus des mélanges de substrat à faire, soit près de 7 tonnes à déplacer par jour avec des brouettes.
Maintenant
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courant de la mise en place:
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On inventait des chansons « karami…. Babaaaaaa » (ca veut dire petit et gros en haoussa) qui rythmaient l’alignement, on hurlait des « to...to…to » (ca veut dire : « aller ») en pouffant de rire en tirant les brouettes pleines dans le sable, et on faisait de grandes chaines de passage des pots jusqu’à Laouali qui les mettait en place. Vers 12h30, on s’arrêtait tous pour manger dans la grange de Issa, le petit repas que sa femme nous a confectionné : sur la photo des boules de mais, sauce gombo avec Issa en premier plan, c’est ma sauce préférée ici, elle fait des longs fils gluants quand on en mange, après ce repas Issa Haoussa nous a ramené de la boule : c’est de la pate de mil pimentée et sucrée avec du lait et de l’eau qu’on boit à la louche. À chaque fois qu’on arrive dans un village, on nous offre ca c’est signe qu’il n’y a pas de manque alimentaire large_270_DSC08498.jpg

Le soir on rentrait tous en charrette à bœufs, Issa le Haoussa les faisait galoper en leur attrapant la queue et on jetait par-dessus bord les coques d’arachides qu’on avalait sur la route. J’ai filmé quelques moments types, je monterai bientôt ca en une petite vidéo spéciale pépinière!
Je faisais bien rire les gars avec mes waiii waiii waiiiiiii! Parce qu’ils n’y en a pas beaucoup qui arrivent dans la même journée à se faire mordre par un mulot attrapé sous un pot, ébouillanter par l’eau du forage en voulant boire ou alors marcher sur des nids d’épines pieds nus, ou attaquer par ses pigeons du Mali mais au boût du compte c’était de bon cœur que l’on partait à rire.

Sinon sur le site, une des petites chèvres a donné naissance à deux bébés, ils arrivent à peine à tenir sur leurs pattes c’est un spectacle vraiment attendrissant… Les enfants de Issa haoussa, qui me suivent partout dès que je pars avec l’âne arroser la haie vive ou me font des grands signes mêmes quand je suis à plus de 200 mètres, s’en occupent avec affection.les voilà sur la photo, je peux pas m’empêcher de leur laisser des pains sucrés ou des cachuètes au passage 
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Pour l’instant, avec Djadje le supervieur on a laissé tout le monde en congé pour deux jours, ca nous avait été impossible depuis le début des opérations. Nous sommes rentrés à Dosso pour démarcher des entreprises pour la grande cloture des 50 hectares du terrain, pour éviter les troupeaux qui viennent tout dévaster, et la plus petite de l’exploitation de Moringa que l’on déplacera au fur et à mesure où l’on progressera dans la superficie. Nous commencerons par un quart d’hectare avec plusieurs espacements entre les arbres et différents types de graines qui nous permettra par la suite de déterminer la meilleure équation. Nous tâchons aussi d’obtenir des devis pour les huttes traditionnelles de passage pour les visiteurs. Nous serons certainement capables de recevoir dès cet été! On nous offre des devis honnêtes. Ici même la vente est très humaine : on fait affaire avec la personne avant l’entreprise. Un grand sourire et j’obtiens des meilleurs prix sur le marché que Djadje XD

Dès que je rentre en ville c’est le pur bonheur d’aller chercher pour quelques centimes des tomates fraiches, de la pate d’arachide et du couscous…
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Mais ce qui me fait rire, c’est les téléphones qui sonnent partout, les paiements même dans les petites échoppes en paille avec le « chap chap » on paye ses commissions avec son crédit de téléphone, on peut même envoyer du crédit à ses proches en brousse. Issa a traffiqué une radio pour qu’elle devienne un chargeur de téléphone sur la plantation faute d’éléctricité à des kilomètres à la ronde et un type passe en moto vend des cartes de recharge.
On commence à se renseigner pour avoir une petite installation solaire, parce que pour l’instant nous n’avons pas l’électricité sur le champ, ce qui peut expliquer mon mutisme plusieurs jours d’affilée. Mais la priorité reste encore aux opérations!

On devrait commencer la plantation de Moringa sous peu, dès que la cloture sera en place! On commence à la mettre en place demain! Affaire à suivre…

Posted by hanso 14:45 Archived in Niger Comments (4)

avancee à grande vitesse

jarrive pas à remettre la main sur le cable de mon appareil, photos à venir!

sunny 40 °C

Et une arrivée épique à Dosso ce soir! La voiture fumait de partout à cause du radiateur qui avait surchauffé après 10 malheureux kilomètres, le liquide pare brise qui giclait partout, et un ronflement épuisé, ca a attiré un troupeau d’enfants et un mécanicien par chance qui m’a bidouillé gentilement les tuyaux, mais faute de batterie pour redémarrer tous les enfants m’ont poussé avec les 2 futs et les pneus de la charrette à bœufs dans le coffre jusqu’à la maison de la famille de Seini.

Demain c’est décidé j’apprends à faire de la moto avec Boukari XD

Sinon du coté des plantations, on avance à vitesse grand V, aujourd’hui on a fait 20 mélanges pour la pépinière : un substrat de sable et de fumier qui remplit les pots, soit 60 brouettes remplies, 10 femmes des villages étaient venues pour l’occasion, elles se sont rodées et certaines alignent des bataillons de plusieurs centaines d’unités derrière elle. L’ingénieur solaire qui est venu nous faire un devis hier était impressionné par le travail fourni  On va les aligner demain par rangées de 1000, ce qui nous fera plus de 17 rangées.
Puis nous commencerons le Moringa, je fais en ce moment des devis pour les clôtures et on s’assure d’avoir de méthodes d’irriguation sûres avant de faire creuser le forage. Ainsi après avoir négocié pendant longtemps sur des citernes en plastique à poser sur la charrette à bœufs, à des prix exorbitants, nous nous sommes repenchés sur l’idée initiale de maxime qui était d e poser 4 futs de 200 litres et par une méthode de siphon remplir la cuve qui sera à 2 mètres du sol pour pouvoir avoir une irriguation gravitaire. Les gars l’ont trouvée bonne, et j’ai trouvé 2 autres futs dans les stations d’essence de Dosso 

Sinon sur le champ, plein de petites actions, grandes histoires dans l’équipe. Hier, on avait installé des matelas dehors comme d’habitude, Issa le haoussa avait ramené du riz/patates douces, Laouali du thé touareg et j’avais fait des spagetthis à la lumière de la lune, que Issa n’arrivait pas à manger même s’il trouvait ce plat extraordinaire! Je leur ai sorti mon ordinateur et on a regardé Matrix. On a eu des bons fous rires, à chaque fois qu’il y avait plus d’action Issa était cramponné au matelas et répétait « to…to….TOOOOO », puis Laouali me traduisait ses questions : il me demandait à chaque 5 minutes si ca c’était vrai… ca aussi… et ca? Il me disait que la fille dans la matrice était trop malade, elle était trop maigre! et à chaque fois que l’on voit apparaitre le master, il disait « black! ».
Pendant ce temps tout autour de nous les poules étaient grimpées dans les épineux pour dormir, et les premières feuilles de baobab qui ressemblent à de la marijuana commencent à pousser en préparation pour la saison des pluies, les ânes braient, ce qui me fait hurler de rire à chaque fois, ca parait être un tel effort… Et les moutons de Issa le pépiniériste « bavardent » comme il dit dans leur étrange dialecte… Les petits grossissent à vue d’œil et j’ai de plus en plus de peine à les porter, je les reconnais encore à leurs tâches noires ou à leur oreilles (celles d’une des mères sont si longues qu’ellse se les mange souvent c’est assez comique!)

Voilà une famille se crée dans la plantation, la convivialité devient de plus en plus forte de jours en jours. De mon coté je m’y perds un peu : Issa qui me dit que je peux payer la femme de son ami touareg alors que cest sa femme à lui, je lui pose la question, et il me dit « si cest mon ami, cest sa femme aussi », ou alors boukari qui me dit que je suis sa sœur alors que tout ce qui lui appratient mappartiens, sacré bouki avec sa famille démesurée, une famille qu’il décris comme toute une humanité : « de toutes les facons a lorigine des origines, on a tous le meme père et la meme mere! »

Posted by hanso 22:54 Archived in Niger Comments (0)

une incroyable lecon de solidarite

sunny 45 °C

Voici un extrait de quelques notes rédigées en brousse :D

« des femmes de tous les villages aux alentours sont venues pour le remplissage des pots ces derniers jours pour la pépinière. Une garderie improvisée s’est crée sous les acacias et ca papote autour des tas de fumier. Elles se chahutent entre elles, c’est drôle comme s’il y avait quelque chose d’universel à tout ca, même sans la même langue, j’avais l’impression de tout comprendre.
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Après plusieurs journées à ce rythme, mes mains ressemblent à un parchemin et j’ai été complêtement brûlée par le soleil. Pot après pot j’avais l’impression d’avancer, mais quand je voyais les milliers d’arbres encore à faire, je me sentais finalement bien incapable de faire une différence, même en y laissant toute mon énergie, nuits et jours ces dernières semaines. Mais personne ne devait connaître mon désarroi et je continuais à remplir les pots sans trouver la motivation qui m’accompagnait depuis le début.

Et bien aujourd’hui les gars m’auront donné une sacrée leçon de solidarité, d’humanisme et de courage. On travaillait depuis 7 heures du matin, et Issa me fait remarquer qu’il est déjà 13h30 et que l’on n’a pas encore fait de pause pour déjeuner. Le repas que sa femme nous a préparé nous attends dans la grange depuis plus d’une heure. On s’arrête et en rigolant on attrape le hérisson si énorme qu’il ne peut plus se rouler en boule au milieu des sacs de cacahuètes. On le repose gentilement quand je leur annonce que je vais essayer de travailler après l’heure de fin ce soir, ca sera ça de plus de gagné après tout, mais je veux absolument qu’ils prennent du temps pour eux puisque depuis deux semaines le lancement des opérations n’a laissé personne en congé. Issa et Laouali, les deux pépiniéristes, me regardent avec toute la compassion, la bonne volonté et la solidarité du monde et Issa me dit « tant que quelqu’un travaille, j’aide c’est tout, c’est pas bon de rien faire, on a toute la nuit pour se reposer et si tu veux on peut même faire des pots toute la nuit », Laouali approuve et tous les 3, ainsi que les 9 femmes des villages venus pour l’occasion vont travailler jusqu’au coucher du soleil. Le soir on a été pris d’une fatigue saine : les gars m’ont apporté orange, bouillie, omelette… J’en pouvais vraiment plus et c’est eux qui m’ont soutenu pour continuer au moins quelques pots.

Les villageoises étaient telllement contentes d’obtenir un emploi dans cette période difficile et c’est toujours mieux pour elles et pour leur environnement que d’aller faire des kilomètres à pieds pour couper du bois et le revendre. Quand je suis partie tout À l’heure les gars ont continué à travailler, arroser… pendant que je partais à Dosso pour aller chercher les fournitures pour les maçons. Les 3 autres gars étaient encore en train d’irriguer, transporter les substrats et briques pour le hangar.
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Je les remercie chaque jour, mais c’est tellement plate par rapport à cette immense vague de compassion que je peux ressentir avec ce débordement de reconnaissance. J’avais toutes les peines de monde à ne pas exploser en larmes face à l’incroyable énergie et solidarité de ces grands gaillards. Et pourtant c’est toutes les étoiles du ciel qui ont brillé dans leurs yeux après ces remerciements, avec une fierté sauvage, le même regard que les villageoises quand je les félicitais.

Encore une fois ils m’ont tous appris quelque chose que je me promets de ne plus jamais oublier, tout d’un coup ils m’ont rendu ma place en ce lieu. Il m’ont montré que remplacer un « désolé » par un « merci » peut changer la face d’un monde. Individualisme, illusions de différence et déception disparaissent. Ils m’ont encore une fois rappelé à quel point peu importe les cultures, les langues, les religions, les passés, on a tout au fond de nous une force si parfaite, si cristalline, une force plus forte que nous qui est en nous, une puissance solidaire, une énergie si forte qu’elle peut permettre à chaque être de s’orienter pas à pas vers ses idéaux. »

« Quelques mots jetés au hasard juste sous la lumière de la lune. Encore une nuit je vais dormir ce soir avec l’infini pour plafond. C’est drôle, allongée, j’ai l’impression d’être en train de voler, au milieu des galaxies avec juste la terre comme parachute. Étrange impression de liberté, un sentiment paisible de plénitude et de calme m’a saisi depuis le coucher du soleil, heure à laquelle les paysages de la brousse semblent s’étendre à l’infini, les seuls repères étant les arbres qui semblent faire du break-dance, avec leurs formes saccadées tout autour. Comme une brise de printemps, l’air du soir laisse présager un infini de possibles à réaliser, donne une impression de renaissance, et de promesses à venir, mais pour l’instant, on fait halte dans un havre tranquille. La lune s’élève petit à petit, elle ramène avec elle les souvenirs de qui l’on aime. Recueillement, silence, équilibre »

Posted by hanso 16:29 Archived in Niger Comments (0)

de la brousse!

storm 25 °C

Ahah des nouvelles toutes droites sorties de la brousse…. Sur la plantation les choses avancent vraiment vite. On a déjà fini de dessoucher une grosse partie du terrain des moringa, et tout a été piquete. Travail extremement physique qui a necessite tout le courage dissa, de Boube et de Dosseize.

La priorite etant maintenant la pepiniere on est tous alles sassoir autour dun substrat melange de fumier et de sable, pieds nus et les mains dedans a remplir les pots avec lambiance de rigueur! Cest juste parfois un peu difficile parce que plusieurs des gars ne sont jamais alles a lecole et nont pas pu apprendre le francais, ils ne parlent quhaoussa ou djerma. Pourtant le contact passe et cest des fous rires chaleureux quand Issa essaye de prononcer mon nom….Anne-Chop i XD On a decide dinstaurer des journees continues, et de travailler pendant les heures chaudes mais cela ne change rien au traditionnel dejeuner chez Issa, assis dans la grange sur les sacs darachides et de sesame autour dun grand plat de riz doignons et de haricots prepares par sa femme, a tous manger dans le meme plat et boire dans le meme seau deau du forage puisee a 140 metres.
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Les allers et retours de notre paire de bœufs et de notre courageux petit ane au points deau se multiplient, dautant plus que lon est en train dentamer la construction du magasin en terre et de couvrir les maisons en banco, on est en train de faire des essai avec la grande citerne de 3200 litres, dont nous avons besoin tous les 2 jours pour irriguer le moringa.
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De mon cote mon petit bonheur cest de me promener avec lane et la charrette quand tout le monde a fini de travailler, juste au coucher du soleil, pour arroser les plants, mais des que les autres me voient, ils se precipitent pour maider. Jaimerais seulement vous decrire le courage, la volonte et la force de nos planteurs, ils ne comptent pas leur temps et leurs efforts malrge tout ce que lon peut en dire. On commence sur place a former une sacree equipe.

On habite tous sur le champ, nuits a la belle etoile, ou dans les maisons en terre. Pas delectricite et quelques colocataires moins desirables, mais cest un retour a lessentiel qui reconnecte vraiment avec soi meme. Les petits plaisirs simples, et la joie de faire un travail productif. Meme si de mon cote un part de stress est presente, et que en ce moment on a une petite accumulation dimprevus : comme la voiture dont la batterie, lembrayage, les lumieres, les freins, la ventilation et les bougies sont mortes (photo de mon arrivee a dosso avec les mangeoires a bœufs sur le toit et a linterieur cuisiniere brouettes, pelles, pioches…..) autant dire que plusieurs fois je suis tombee en rade sur la route, mais ya toujours des enfants qui me voyant les mains dans le camboui se precipitent et savent toujours la faire repartir! Mais il y a dautres pressions la cloture a lancer, la pression de la pepiniere et de leau, les charettes a reparer….

Mais sentir les choses avancer, les amities se nouer sont des moments intenses. Boukari reste avec nous lundi, puis va rentrer a niamey a lINRAN voir le docteur Boubakar qui chapeaute le projet et revenir porter les graines qui permettront le demarrage de toutes les plantations.
Ama ma rappele, et je lui ai promis que nous offririons une formation a sa famille, et que nous les aiderions a developper une exploitation de moringas sur leur champ dans le dallol. Je pensais my deplacer vers le mois de juin, en meme temps je pourrais macheter un cheval sur le marche de Baleyara  on a aussi decide davoir un chat pres du baobar (la maison terrasse en terre), pour chasser mon colocataire qui a grignote tout le reste de ma baguette. Ona déjà des poules pondeuses auxquelles je donne un peu de moringa bouilli et qui crapahutent des lors dans tous les sens!

Voila je suis un peu fatiguee maintenant, avec des journees de travail non stop de 6h30 (chant du coq et apres la premiere priere) a la tombee de la nuit, des lors je matelle aux taches administratives. jai un peu de mal a prendre de la distance par rapport au projet, jai du retard dans mes cours et nai pas donne de nouvelles depuis longtemps, mais tout va bien, japprends beaucoup et tout le monde est tres bienveillant. Jevais prendre une demi journée ou une journée pour combler mon retard dans les cours. Celà me stresse ps mal en ce moment de jouer sur les deux panneaux, ca va me détendre d'etre mis à jour là dessus!

On me charrie un peu sur ma petite biere fraiche du soir apres la journee de travail, parce qua dossso il faut en faire du chemin pour en trouver puisquen bons musulmans la plupart des gens ne boivent pas ici, mais dieu ce quelle est bonne!

A la votre!

Posted by hanso 01:55 Archived in Niger Comments (1)

absence

sunny

je pars dans les champs demain à la première heure, nous avons eu des problèmes avec la voiture, donc mes dépalcements seront peut être limités vers la ville, n'ayant pas encore l'énergie solaire sur le terrain, nous n'avons pas d'éléctricité, donc pas d'ordinateur ni internet.

Je risque d'écrire moins dans les `2 prochaines semaines
pas d'inquiétude tout va pour le mieux :D

jai mon numero des demain: mais il faut que je trouve un endroit ou charger le telephone:
(227) 90809777
ou le telephone de maxime quil ma laissé:
(227) 96001770

à très bientot!

Posted by hanso 15:31 Archived in Niger Comments (0)

journee épiphanie

(autres photos À venir, pas le temps de les charger YY)

sunny 40 °C

Hier il y a eu des situations cocasses et bien des épiphanies ! le genre de choses qui n’arrivent q’une fois dans sa vie. Déjà l’objectif de la journée était d’ acheter « une paire de bœufs » et visiter le site de Talakia, un village en plein désert.

Nous sommes d’abord passés chercher Ahama et sa famille, l’accueil qu’ils nous ont fait avec du lait melangé avec des boulettes de mil et un broc d’eau, était incroyable, nous avons visité leur champ avec l’eau à moins d’un mètre 50 de profondeur et de gigantesques manguiers afin de savoir si nous pourrions développer le moringa là bas. Ils seraient nos premiers franchises sociaux, et de plus extremement motivés. Mais ils ont énormément de bouches à nourrir : il faudrait trouver un modele qui ne soit pas un poids pour la famille mais répresente un investissement qui entrainera leur participation, et de couts suffisamment bas voire nuls pour etre capables de repliquer le modele à d,autres familles de notre coté. Nous pensions à des systèmes de microfinancement ou alors peut être un bail avec un investissement remboursé quand nous aurons pu constater la croissance des arbres l’année d’après….
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Puis nous avons visité la pépinière de l’an dernier, ou ils pratiquent l’irrigation gravitaire à partir d’un forage et d’un système avec un reseau de canalisation souterrain et des buses qui sont des bassins de rétention avant de laisser l’eau couler par les rigoles dans les différentes planches, comme nous souhaitons la mettre en place, et cultivent un petit peu de moringa aussi. Il s’agit d’un petit coin de paradis avec des oiseaux, plein de cultures vertes et bio et un ilot d efraicheur. Bien remotivant quand à notre projet.

Nous sommes ensuite partis vers Talakia,à 15 min de là un village du désert profond où nous avons rencontre des sages du village, impossible de parler la meme langue mais la chaleur humaine passe. Ils se retrouvent à lombre dune case de la meme facon depuis des années, à cotes les animaux des chameaux aux chevres sont tasses sous lombre des grands arbres. S’ils savaient seulement la beauté À couper le souffle des paysages qui les entourent s’étirant vers l’infini, de la pureté de la lumière et des couleurs, s’ils avaient la moindre idée de la beauté de leur village et la vie simple et heureuse qu’ils mènent malgré les conditions de chaleur extrême. Ils souhaitaient un bon retour dans sa famille À Maxime, sans pouvoir avoir la moindre idée de ce à quoi peut ressembler l,Europe.large_DSC08397.jpg

Une fois sur la plantation, le gardien m’a proposé de rentrer vers la jeep avec son âne le trajet au milieu de la plantation de jeunes acacias en plein milieu du désert fut assez hillarant. Fous rires en série parce que son âne était immaitrisable puisque je ne voulais pas lui taper dessus avec le baton… Dans ce climat extrêmement rude, au soleil impitoyable, je regardais avec admiration les jeunes acacias poussant au milieu du glacis et des roches.
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Puis nous nous sommes arretes à la foire au bétail de Baleyara. Cocasse situation de se retrouver au milieu du site ou les animaux en liberte nen font pas mal qua leur tete surtout les enormes bœufs du mali. Nous avons choisi notre « paire de bœufs » énormes pour tirer les 3 tonnes de futs d’eau, assez jeunes et costauds. Mais je netais déjà plus la depuis longtemps, un étalon absolument incroyable avait attiré mon regard du cote des touaregs, regard vif et curieux, sauvage, à moins de 3 ans et avec une carrure prometteuse, jai finis par mapprocher. Il avait un regard petrifiant, je ne pouvais voir que lui, tellement de potentiel, tout à construire, et un merite À se faire accepter par une telle creature. Maxime et Seini se sont approchés, ce dernier s’est d’abord moqué de moi en me disant que la nourriture d’un cheval coute deux femmes, mais rapidement les deux ont été fascinés aussi par l,animal. Le vendeur en demandait un prix au dessus de 125000 FCFA soit 200 euros. Ma raison a pris le dessus, et je me suis dit que je devrais mieux attendre quelques mois. Mais la je regrette vraiment, Seini a pris le contact du vendeur… sur lexploitation les deux ont trouve que ca serait une super idee que je moccupe dun cheval :D enfin on verra, je vais negocier entre ma raison et mes reves.
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En rentrant jetais lessivee, leau de la douche était brune, mais je me suis sentie heureuse davoir vecu des moments si uniques, si forts et si différents à peu de distance lun de lautre. C’est incroyable cette faculté d’adaptation naturelle des êtres et la diversité des modes de vie à juste quelques centaines de kilomètres de distance.

Posted by hanso 01:45 Archived in Niger Comments (1)

niamey 14 mars 2010

sunny 35 °C

(photo à venir) Héhé et non pas de photomontage :D Les dernières girafes en liberté d’Afrique de l’Ouest, à Kouré. Ce mâle errait pas si loin de la route, on a arrêté la voiture et on s’est rapproché si près, jusqu’à ce que Seini et Boubacar nous rappellent puisqu’il parait qu’il peut charger. Mais il nous regardait pourtant avec des yeux à la fois curieux et supérieurs, battant de ses longs cils et chassant les mouches sans bouger. Fascinant. Et une petite pub pour les partenaires quo vadis de Tree Nation en passant XD
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On avance à petits pas dans le projet, decision par decision, demarche par demarche, mais au final même si la progression des derniers jours a semblé lente, en travaillant avec acharnement du matin au soir tous les jours sur le projet, ce dernier commence à prendre une forme trÈs concrète! Malgré les parenthèses sur les histoires de femmes qu’Aboubacar peut tenir pendnat longtemps, et les quelques dissentions dues aux différents critères de réuissite, nous avons hier recruté 5 employés, fait leurs horaires de travail et répartition logistique des tâches, un superviseur et nous avons fait quelques plans de plantation. Demain Seini achetera une paire de bœufs, et dès mercredi nous serons sur la plantation! Parce qu’en ce moment on n’irrigue qu’avec le petit âne bien courageux…
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Ici Boubakar traduisant du Haoussa à un employé, ca va être un défi parce que les manœuvres ne parlent pas francais sauf un… je vais vite apprendre le Haoussa, nous avons un autre gestionnaire local sur la plantation qui lui parle couramment Haoussa, francais et djerma, on devrait s’en sortir.
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Nous commençons à nous renseigner au marché auprès des détaillants : les sacs arrivent puis sont triés à Dosso par cette jeune femme en pleine action avec un sourire pétillant :
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J’ai d’ailleurs pris plein de photos sur ce marché plein de sourires et de joie de vivre, et quelques enfants :
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J’habiterai surement sur les champs d’ici peu, ce serait un tel plaisir de me lever avec le soleil, d’aller arroser quelques plants, lancer les employés, planter, préparer les sols, aider avec les animaux… puis repos pendant les heures chaudes, où la température atteint les 45 degrés, et pusi reprise vers 14/15h jusqu'à la nuit. Nous allons rappeler le type passionné d’architecture que nous avait conseillé Christine, la gérante du centre de formation en boulangerie demain, il pourrait nous faire quelques cases traditionnelles. Dès lors nous pourrions accueillir les anassaris (étrangers) de passage pour vivre dans la communauté contre un coup de main aux champs et manger les fruits et légumes bio (tout est bio ici!)de la plantation avec tout les produits de Moringa  Toute l’énergie serait solaire et les différents bassins accueilleraient les oiseaux de la région ainsi que les girafes qui sont très proches!

M’enfin de mon coté, malgré ma mutation en nigérienne dont me taquinent Boubacar (qui veut me convertir À l’Islam) et Boukari (INRAN : nos conseillers en agroforestrie), je me suis quand même collée à un « nemequittepas », ou acacia sénégal aux épines aiguisées, et quand j’ai voulu me retirer, je men suis plantée une dans le doigt… On n’arrivait pas à la sortir avec le sang, tout le monde s’y est mis avec les doigts, mais rien à faire. Boucari a coupé une grande épine, et me l’a retirée comme un expert. Hum très crédible le manager de l’exploitation XD la honte….

Enfin sinon ce soir on a passé une soirée bien sympa chez Christine, assis sur des nattes dans le sable avec de la bière et du couscous à manger avec les doigts dans un plat commun, j’ai pu faire notamment la connaissance de Yakou, riziculteur et éleveur qui m’a beaucoup parlé de son petit paradis, après avoir tant galéré dans des usines en cote d’ivoire, et chauffeur de taxi avant les conflits. Un gars qui aime la vie et son travail, les gens et les animaux, plein de rêves, chez qui nous irons certainement planter un peu.

Mais le sempiternel débat revient. Le don n’est pas une solution, ici les gens sont habitués à recevoir gratuitement, dans la rue les enfants disent « 100 francs cadeau » en tendant leur main pour mendier, et quand on leur rempli leur gamelle, près des restaurants ils la mettent dans leur dos et reviennent, jusqu’à ce qu’on n’ai plus rien à donner. On prend et on verra après, si c’est pas utilisé c’est pas grave c’était gratuit et il n’y a pas d’investissements personnels dans les projets, donc pas de pérennité ou d’efficacité la plupart du temps. Du coup on se dit que l’on doit assurer un choix aux producteurs, un sacrifice suffisant pour qu’ils puissent prendre soin des arbres et assurer la viabilité, parce que c’était motivé par leur décision et pas un don sans bases. Mais combien faire payer, et dans le cas du Moringa, comment assurer la formation, production et suivi avec un engagement sérieux des franchisés sociaux?

Juste pour finir : Un plat traditionnel dans un maquis :D (à base de mais et de sauce gluante), cest vraiment bon en fait!
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Posted by hanso 22:13 Archived in Niger Comments (0)

rencontres

sunny 45 °C

Nous avons énormément travaillé avec Maxime sur le projet de plantation ces 3 derniers jours, traitant sur les dossiers, mais aussi avec Boubakar, le président docteur de l'IRAN, Boukari, qui deviendra nous espérons notre pépiniériste superviseur et Seini.

Les données accumulées et les prévisions varient énormément, faute de structure formelle de cette exploitation. Parfois les calculs rationnels deviennent délirants: notamment pour la récolte: pour 3 hectares nous aurions besoin de 700 personnes sur le terrain, à chaque deux semaines si lon met 7 min à récolter chaque arbre. De quoi devenir fou. Je reste convaincue que le projet que nous avancons est extrêmement prometteur, nous avons énormément d'idées et les projets fusent. Parfois le potentiel est si saisissant que nous nous prenons à rêver de notre communauté de planteurs, dans un micro paradis vert au milieu des paysages désertiques. Mas le problème de l'eau reste majeur: à plus de 120 mètres de profondeur, nous devons trouver un moyen d'alimenter nos plantations avec plus de 40 fut de 200 litres par 2 jours. Et le forage est un investissement couteux pour le moment, quand nous pouvons tirer de celui du voisin, nous le prévoyons dans deux mois.

Au Niger un investissement bien dirigé, du travail et du rêve et rien n'Est impossible!

J'ai pu d'ailleurs vérifier celà avec l'incroyable solidarité des gens autour de nous. Nous avons rencontre Christine, qui a fondé avec l'oncle de Maxime, le fondateur de Tree-Nation, une ONG de formation e boulangerie francaise pour les nigérians.
En quelques minutes elle nous a offert des contacts extrêmement précieux et son aide. En visitant la boulangerie/ cente deformation "Agapé" ce matin, nous avons pu rencontrer Ahaman son collaborateur depusi 3 ans, qui a été immédiatement motivé par le projet et nous a proposé de planter dans ses champs de famille, ou lea est à moins de 3 metres et nous aurions un bon réseau de distribution. sa famille pourrat être notre premier modele de franchise sociale. et ayant beaucoup decoles aux elentours dans les 139 villages environnants nous pourrions planter là bas.

Nous commencerons à développer cette année une culture de fruitiers en pépinière, que nous offrirons à bas couts à des familles.

Aujourd'hui ce qui me frustre le plus ce sont els heures de rédaction de plannings, plans d'investissment, rédaction de contrats, et associations, idées, et administration.
J'ai enviede voir rapidement pousser nos efforts... voir quelque chose de concret et vivre dans les champs.
Demain, avec lesdeux anes et la charette de Seini, nous commencerons `irriguer un peu les plants qui étaient jusque lànon irrigués.
puis nous remonterons à Talakia, voir les plantations des années passées.

Merci pour le soutien que je recois par courriel, je suis désolée jai du mal à répondre pour linstant, les connexions étant hazardeuses, mais dici quelques jours, jaurais une connexion stable!
je vais rajouter des photos à larticle précédent!

à bientot!

Posted by hanso 14:15 Archived in Niger Comments (0)

niamey 3eme jour

sunny 41 °C

ahah trouve une connexion dans un cyber cafe non climatise, pfiouuuu. en plus jai du trouver informellemenmt avec laide de bouki et maxime une nouvelle alimentation pour mon ordi lancienne ayant saute inopinement XD cela na rien facilite!
Aujourdhui cetait la journee de la femme, techniuement jaurais du rester sur un transat comme celles dici :)

enfin ce fut une journee de negociations avec les partenaires intense, ceci dit je vis en ce moment comme un reve d,enfant, un vrai jeu de strategie avec tant de ressources, telles personnes, telles visions, on peut creer quelque chose dimmense.

ces premiers moments au Niger ont été pour moi un pur bonheur, le baptême vers un tout nouveau mode de vie, auuxquels nous a incroyablement introduit Seini, micro producteur , responsable de coopérative et de nombreux projets de développement avec qui nous créons un contrat de joint venture sur le projet Moringa.
Embarqués dans son 4*4, il nous a embarqué de Niamey À Dosso avec son fils, vers les champs potentiels d’exploitation, et en vue de déterminer quelques points stratégiques, tels que l’irrigation (gros défis : l’eau étant à 63 mètres de profondeur, et le puits et/ou le forage à quelques centaines de mètres), les lieux de plantation, les méthodes, le planning…
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Infrastructures sur la plantation mère : (puits, forage, château d’eau…)
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Des choix stratégiques s’opéreront dans les prochaines semaines, je réfrène au maximum mon engouement face aux incroyables opportunités qui s’offrent à nous. La possibilité de vraiment faire une différence, implanter des projets durables, qui seront aussi une manne économique, environnementale et sociale. Les idées fusent entre les projets d’association avec les écoles, les associations avec les ONG, la plantation d’espèces en voie de disparition, le centre d’écotourisme, les programmes de formation et sur la création d’un centre modèle. Mais nous essayons pour l’instant de nous concentrer d’avantage au présent. D’autant plus que le plus gros défi va être de trouver les bonnes personnes, et de pouvoir gérer le facteur humain. Les nigériens ne sont pas du tout des gens stressés et les motiver à travailler et à innover sera difficile. Il faut dire que sous les 40 degrés ambiants ce n’est pas facile non plus.

Nous avons retrouvé les plants des années précédentes, baobab, acacias.... Mais j’ai vite pu constater que par rapport aux plans irrigués, le développement était infiniment lent. Il était spectaculaire de voir les moringas irrigués de 3 mois donner des feuilles et des fruits en quantité incroyable et mesurer déjà plus d’un mètre cinquante de haut, à coté du « baobar » une grande terrasse qui ressemble à un bar, avec des petites remises, ou il est possible de camper et loger des main d’œuvre. J’ai vu ce grand champ de 75 hectares comme un futur micro paradis, il y a tellement de potentiel. Nous disposerions aussi d’un bureau et de logements pour moi et boukari le forestier dans la maison de famille de Seini. Un peu à réaménager mais le potentiel est aussi incroyable. Nous pourrions y accueillir les internautes de la communauté Tree Nation, et leur proposer de venir se mettre les mains aux champs.

Dans le peut-être futur bureau avec le fil de Seini :
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J’ai vraiment apprécié les échanges extrêmement constructifs avec Seini, il a exactement la même vision que nous sur le projet, son coté entrepreneur, visionnaire mais rationnel, aimant partager aussi son amour pour la plantation et les traditions de son pays, nous sentons avec lui un interlocuteur de confiance pouvant parler tant des coutumes d’héritage, que des projets de développement, de ses expériences de vie, des investissements qu’il compte faire, plaisantant sur les 4 femmes du docteur de l’INRAN qui est un partenaire historique de Tree Nation, et qui suit les programmes de plantation depuis le début… Il nous dit droit au but sa vision des choses, et s’il ne sera pas sur la gestion au quotidien sur la plantation, il restera disponible pour les stratégies de développement et d’exploitation. De mon coté, je m’occuperais de la gestion humaine, des relations extérieures et commerciales, de la comptabilité, de la logistique, et évidemment de la plantation et du terrain, avec Boukari, forestier passionné, qui sera aussi à la gestion mais plus dans l’expertise technique. L’exploitation sera sur 3 hectares de semi direct de Moringa et une pépinière installée à coté des infrastuctures existantes. Il nous faudra toute une logistique de rémunération au rendement et une équipe soudée qui travaillera indépendamment sur des parcelles divisées afin de créer une sorte d’émulation à travers la récolte aux deux semaines. En tous cas la demande est là, il faut réserver plusieurs heures en avance sur les marchés pour avoir du Moringa, et payer en avance aussi en attendant les convois.

Retour de l’expédition et diner sur le capot au coucher du soleil.
un chef de village avec un bebe baobab de la plantation
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Enfin voilà pour quelques aspects techniques, sinon je me suis posée de nombreuses questions ces derniers jours, à voir tout ces européens responsables d’ONG rouler en gros 4*4 au milieu des charrettes, et voir à coté ces gens vivant au jour le jour, toujours tranquilles, pacifiques, la seule chose important pour la plupart étant de se nourrir le jour même. Je me suis posée pas mal de questions sur le rôle et l’importance des ONG, c’est toujours un débat en moi, j’y reviendrai.

Dans tous les cas, certains Hummer des ministres de l’ancien gouvernement sont de retour, ils se font discrets, beaucoup de projets sont remis en question ceci dit au niveau développement. Les fonds ne sont plus assurés. Ici ont commence à lire dans les journaux que la France aurait orchestré le coup d’état.

Autre chose qui m’a choquée : le nombre de chinois dans l’avions et débarquer au Niger, aucun d’entre eux n’étant capable de parler le francais, tous marquant « manager » sur leur carte de débarquement. Ils représentaient plus de la moitié de l’avion, ils ont acheté beaucoup de terres, malgré que cette pratique soit encore peu commune dans l’Ouest, la terre étant plutôt prêtée pour l’exploitation par le marabout du village et les anciens.

Sinon la chaleur des nigériens, toutes tribus confondues est absolument hallucinante, partout des sourires incroyables, une chaleur humaine sécurisante, même dans les quartiers les plus populaires, et malgré notre couleur, une complicité et un accueil incroyable.

Quelques photos en nature : Seini disait qu’après notre rencontre ces femmes Peul (éleveurs semi nomades) vont parler de nous pendant 4 heures XD
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Elles cueillent les feuilles et les fruits de l’arbre sauvage et peuvent faire plus de 20 km à pieds pour aller les vendre sur le marché.large_DSC08177.jpg

Voilà sinon nous logeons en face du fleuve Niger À Niamey pour le moment, ville assez fantastique pour une capitale : extrêmement vaste et si peu peuplée, très basse, ou le stress n’existe pas.

Vue de l’hotel :DSC08174.jpg

EN transition on a pu visiter Casablanca, ville industrielle mais la grande mosquée (qui donne l’impression de diffuser une puissance mystérieuse autour), et le souk sont des lieux assez incroyables.DSC08169.jpg
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Posted by hanso 11:03 Archived in Niger Comments (0)

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