A Travellerspoint blog

recits de brousse

sunny 46 °C

Mais il s’est passé de nombreuses aventures ces derniers jours, je n’ai pas vraiment le temps de penser à mon retour vers mes proches incessamment sous peu, même si cela reste une très douce pensée.

Ce matin nous avons enfourché la moto pour partir à Samberra, suivant le bitume sur 60 kilomètres puis 40 kilomètres de brousse. L’arrivée fut tonitruante, nous sommes arrivés en moto dans la cour de l’école pour rencontrer l’enseignant qui nous a introduit dans le village, j’ai à peine eu le temps de dire bonjour à la classe de CP qui étudiait la morale « être poli à la maison », qu’un petit a couru vers la jante pendue au vieil arbre au centre de la cour et tous les enfants m’ont suivi dehors, et c’est près de 300 enfants qui m’ont entourée à grands éclats de rires.
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Un nuage de poussière nous a suivi vers les lieux ou nous avions rendez vous avec les 7 propriétaires fonciers motivés par nos plantations, les 6 femmes qui souhaitent que nous les aidions à planter, le directeur de l’école et le chef de village. Le site est absolument exceptionnel, l’accès à l’eau est très facile et les gens sont extrêmement motivés.
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Nous leur avons proposé nos plans d’action et reviendront d’ici au mois de juillet. Nous avons eu l’occasion de visiter le site d’extraction du sel, ce dernier se mélange au sable dans un bas fond avec les remontées d’eau. Les femmes filtrent le sable avec de l’eau saline, transportent sur leur tête une vingtaine de litres sur plusieurs kilomètres avant de la laisser s’évaporer sur le feu de bois pendant toute la nuit.
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Je vais essayer de trouver un financement pour lancer un projet de micro crédit pour financer 4 ou 5 charrettes à ânes et des fours solaires d’ici à mon retour :D

Sur les champs, nous commençons à trouver un certain rythme depuis quelques jours, le matin Boubé et Issa arrosent les milliers de Moringa que nous avons planté pour un test sur 1/8 ème d’hectare ce week end. Personne, pas même nos conseillers forestiers ne connaissent vraiment encore les techniques de culture, nous y allons donc pas à pas pour éviter les risques. Au fur et à mesure que nous arrosons les 6 parcelles, la quantité d’eau nécéssaire pour garder les sols humides toute la journée diminue, et nous avons besoin d’une quantité bien moindre que celle que nous avions initialement calculée. Nous attendons les premières pousses demain ou après demain avec impatience :D

Du coup nous avons tous pu nous libérer un peu l’esprit, nous nous sentons un peu sortir du rush dans lequel nous vivions depuis un mois et demi. Hier, nous avons pu aller aider Kountché, du village voisin à redresser la maison de sa mère pendant les heures chaudes, la chaume d’était effondrée. Je suis rentrée avec une poule sous le bras gauche, et avec la main droite j’avalais les fruits du sclocarya, qui ressemblent à des petites prunes, mais avec un gout sucré-acide un peu comme l’ananas.

Mais surtout ces derniers jours, notre part de créativité est revenue. Ce soir alors que je donnais un coup de main à Issa, pour qu’il lance son business de chargement de portables en brousse à partir d’un groupe éléctrogène, on est tombé en panne à 3 kilomètres de la station en pleine brousse. La voiture avait surchauffé sur les 10 kilomètres de route, une bougie a carbonisé, et le radiateur était vide, comme le réservoir. On a marché du coup jusqu’à la station, je lui ai parlé d’une idée qui me trotte dans la tête depuis longtemps : celle de la location de panneaux solaires, il n’aurait plus besoin de payer l’essence du groupe et son bénéfice serait bien supérieur. Il m’a avoué que si quelqu’un faisait ca ici, c’est toute la brousse qui en voudrait et plein de micro-entreprises pourraient se créer : untel vendrait de la glace, l’autre des jus frais, un autre chargerait les portables ou les appareils, on pourrait manger mieux, plus de fruits et légumes…. Je soumets l’idée en ce moment à des gens travailleurs de mon entourager puisque pour le moment, je n’ai pas le temps de m’en occuper, mais l’obtention d’un micro crédit ici est difficile, et je ne sais pas si je pourrais obtenir un remboursement dans le courant des 8 prochains mois avant mon départ.

Dans tous les cas, j’ai pensé à notre site : avec un panneau solaire, nous pourrions rendre vraiment beaucoup de services en brousse, sur place nous pourrions vendre des jus à partir de nos arbres, comme la petite prune du sclocarya, ou des pains de glace de notre nappe aquifère, faire des sorbets, créer des boissons à partir des feuilles de moringa ou autres, avec une petite terrasse, nous vendrions des tisanes à base de nos arbres… Nous aurions à coté le marché de bois mort ramassé par les villages d’à coté (j’ai un rendez vous de confirmation de l’ouverture avec le ministère après demain).

À l’aide de mon ordinateur, et d’une petite imprimante nous pourrions avoir un service d’impression, les gens d’ici souhaitent tellement avoir des photos, des calendriers et en ont besoin pour les formalités. Je vais essayer de ramener un polaroid, pour pouvoir prendre des photos dans les villages, des producteurs et des plants que l’on offre, ou des enfants avec leurs arbres dans les ecoles… on en aurait un tableau dans le magagin, le centre de formation… et les gens se sentiraient intégrés dans le projet, et seraient certainement fiers d’avoir leur image sur notre site. Nous pourrions ainsi être crédibles et faciliter les innovations comme la production et consommation de poudre de moringa, la greffe de la pomme du Sahel, la consommation de nouveaux jus ou de certains produits à base de feuilles….

Posted by hanso 13:59 Archived in Niger Comments (1)

Ca y est on sème!

sunny 45 °C

Monaco PSG! Le petit écran est posé sur le trottoir dans le sable à coté de l’établi d’amani, le vendeur de tout et n’importe quoi, devant la maison ou je loge de temps à autre dans le vieux quartier de Dosso. Une vingtaine de personnes sont assises sur des nattes de paille que les chèvres essayent de chiper au passage.

On vient de finir avec Boukari le plan de plantation pour demain! Nous nous sommes assuré que nous aurions la capacité suffisante pour irriguer 1766 moringas au moins les prochains jours. Nous avions convenu que notre quart d’hectare devait avoir une valeur empirique, afin de pouvoir être une base pour la recherche, tous les plans devaient être semés en même temps. Alors que j’attendais Sumela, le garagiste qui devait nous apporter la charrette à 4 roues, j’ai fait un plan du terrain, et évalué notre capacité actuelle de transport à 7 mètres cube par jour : à raison de 4 voyages de bœufs et 2 d’ânes vers le forage et retour. Ca correspondait pile à la demande en eau journalière si l’on n’exploitait que la moitié des 6 parcelles. En comptant les 4 litres d’eau par jour et par arbre que m’avait recommadé Boukari, j’ai proposé ainsi tout à l’heure à ce dernier cette configuration l’ai envoyée à Seini et au Docteurs, ils ont tous approuvé et nous nous lancons enfin dans le semi demain!Mais en ne plantant que la moitié de chacune des 6parcelles.

Nous avons inauguré la charrette avec Issa et Boukari tout à l’heure, perchés sur les futs qui se balancaient, nous riions comme des enfants alors que les bœufs trottaient rapidement, plus aucune charge ne reposant sur leur dos. Tous les badauds nous regardaient ahuris perchés sur cette mini révolution au Niger, qui n’a jamais connu que les charrettes à 2 roues. Issa me faisait remaquer qu’il avait l’impression de conduire une voiture mais vivante! Il est tellement heureux de ce nouvel outil de travail :D

2 des charrettes d'irrigation:
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Les chaussons de nos amis ruminants
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Je vais rester en brousse ces prochains jours je pense, profiter un peu avant de rentrer, demain on devrait recevoir les lits traditionnels en bois que j’ai commandé à un ami d’Issa du village voisin. Ils sont vraiment beaux et étrangement confortables!

Posted by hanso 13:11 Archived in Niger Comments (0)

idées

sunny 45 °C

Ces derniers jours nous avons jonglé entre les tests d’irriguation pour le moringa, attendant la charrette à 4 roues et essayant différentes méthodes gravitaires, mais en attendant faute d’un débit et d’un volume d’eau suffisant, nous ne pouvons nous lancer dans le semis. Irriguer le terrain à sec est de toutes les facons une étape indispensable, il s’agit notamment de stopper la décomposition du fumier que nous avons épandu qui produit des gaz, et de stabiliser les terrains. Nous devrions si tout se passe bien faire le premier test de la charrette avec la citerne de 3 mètres cubes demain. SI nous ne rencontrons aucun problème, alors nous pourrions commencer dès demain le semi. Mais tellement d’éléments hors de notre contrôle sont en jeu.

Ces tortures neuronales cette semaine, ajoutées à une bonne dose de situations insolites ont favorisé l’émergence de plusieurs idées. Par exemple en allant chercher mon couscous un matin, on me propose de rentrer dans une maison du vieux quartier, de sous le grand porche passait une effluve de couscous et de moringa. Des marmites remplies fumaient tranquillement, et toute une grande famille était réunie autour. Nous étions tombée par chance sur les femmes leader de la restauration de couscous de la ville, et le moringa tient une part primordiale dans leur affaire. Nous leur avons demandé s’il il existait une sorte de coopérative avec toutes les restauratrices. Quand ces dernières ont nié, nous leur avons expliqué à quel point elles pourraient trouver plus de bénéfices en s’unissant, et elles pourraient minimiser les coûts : en achetant en gros, en limitant les transports, en organisant els livraisons… Nous leur avons expliqué que nous souhaitions les voir augmenter leurs profits et pour cela nous avons besoin de connaître un peu leur business, ainsi nous pourrions leur proposer nos sacs dans des conditions qui les arrangerait.Elles ont proposé que l’on se retrouve le 7 mai pour qu’elles nous racontent tout leur commerce, et que l’on puisse trouver des pistes d’action concrètes.

L’idée m’enchantait, notre volume peut être énorme, puisqu’aujourd’hui tous les villages aux alentours veulent planter, rapidement nous pourrions leur racheter les sacs puisqu’en brousse ils n’ont pas accès aux réseaux et les transporteurs ne passent pas par les pistes. ET nous pourrions avoir même aux tous débuts une production suffisante. Nous pourrions transformer le reste des feuilles que nous ferions sécher en poudre avec un moulin, que nous pouvons faire importer du Nigéria. Ainsi nous laisserions nos petites boites de poudre verte sur le stand des restauratrices et leur offrions une commission sur la vente des produits. Notre « poudre », tellement nutritive et curative se retrouverait partout en ville sans nous couter un sous, il y a déjà plusieurs centaines de restauratrices dans la ville et d’autres stands pourraient bénéficier de nos produits en consigne. Nous leur laisserions quelques publicités, et ce produit novateur pourrait rapidement changer les habitudes de consommation des gens, vers cette poudre qui pourrait éradiquer bientôt la malnutrition dans le monde!

Nous pourrions nous étendre très rapidement en plus puisque nous pourrions créer des opportunités de plantation dans les villages et offrir des revenus surs aux micro producteurs que nous élirons, en rachetant les sacs à bon prix et en les revendant à nos restauratrices ou sur les marchés urbains ou encore en le transformant en poudre en prenant une petite compensation qui nous permettrait de couvrir les couts de transport et de supervision des projets, tout en permettant de planter toujours plus d’arbres.Nous avons organisé un réseau entre tous les villages de proximité qui nous permet de minimiser les distances parcourues et le temps sur les pistes.

Par ailleurs ce soir encore j’ai une invitée institutrice très motivée par le projet de parrainage d’arbres par les enfants, nous viendrons rapidement leur enseigner comment prendre soin d’un arbre, quelles sont les propriétés nutritives, gustatives ou curatives de leurs produits, comment les exploiter sans mettre l’arbre en danger, comment tirer un petit profit pour couvrir les frais de scolarité, quel part joue leur arbre dans la lutte contre la désertification, et le réchauffement climatique… De nombreuses écoles ont répondu à notre appel, et dans les derniers villages les enfants des écoles ont organisé des danses autour de moi poussant des cris de joie, me promettant même de les arroser pendant les vacances (alors que c’est la saison des pluies!).

Dans un autre village on organise déjà le commerce de la mangue, le chef m’a cueilli les fruits 100% bio avec la chair jaune et pulpeuse au cœur, bien sucrés, qu’il a fourré dans mon sac. On les a partagés pour fêter ca avec l’équipe en mordant dans les fibres qui restent coincées dans les dents après avec bonheur!

Chaque jour qui passe me fait réaliser l’étroite complémentarité qui règne entre nous et les liens qui se sont tissés ces derniers mois, quand j’ai dis aux gars que je partais dans 10 jours pour l’europe et que j’y resterai surement un mois, ils m’ont dit que c’est comme si on amputait la famille, alors que maintenant on formait un vrai village, maintenant ils vont de nouveau se retrouver dans la brousse. Ils m’ont vraiment touchée, leur présence m’est si chère aussi, se retrouver dans le micro climat de la pépinière, il y fait si bon avec plus de 32000 arbres, à travailler très concentrés, dans un silence complice puis à se raconter des plaisanteries et des histoires avant d’écouter la radio cracher les infos de 13 heures. Il y a de ces instants serein qui me reconnectent avec l’incroyable beauté de notre monde, j’ai l’impression parfois qu’elle m’envahit, emplit chaque cellule, et déborde, c’est tellement trop pour un seul cœur. Un cœur qui se sent connecté avec tout ce qui l’entoure, maillon d’une chaine éternelle. J’ai l’impression que notre équipe, va créer incessament sous peu une nouvelle révolution, nous allons implanter la culture moringa au Niger, la rendre accessible à tous, et offrir une vraie opportunité en période de crise alimentaire.

Posted by hanso 15:28 Archived in Niger Comments (0)

scenes de villages

overcast 45 °C

Nous avons sillonné la brousse avec Djadje ces derniers jours, pour rencontrer les chefs de village, les enseignants, les petits producteurs, les femmes.

Les enfants courent après la moto, puis en descendant ils m’offrent, dans une nuée d’applaudissement, des danses traditionnelles en criant de joie. Je leur offre les bonbons que j’ai dans mon sac en permanence, et ils m’escortent jusqu’au pied du grand arbre sous lequel nous allons tenir la réunion avec un grand sourire et des yeux brillants. Les sages du village se tiennent là avec les jeunes qui ne sont pas partis en exode, les leaders influents du village et les agriculteurs ainsi que les maitres quand il y a une école. On s’enquiert de la santé de tout le monde, de la famille, du travail, on commente la chaleur et la première pluie qui s’approche puis nous leur présentons le projet de plantation.

Je laisse Djadje expliquer en djerma, la langue de la région, et je regarde attentivement les visages de chacun, très attentifs, leurs yeux se mettent à pétiller plus Djadje, excellent orateur avance dans la présentation. À la fin ils débordent de questions, l’espoir et les rêves électrisent l’air et ils nous avouent que cela fait plusieurs années qu’ils attendaient que Tree Nation vienne vers eux. Ils avaient même parfois préparé des terrains en creusant des demi-lunes qui avaient été financées par l’ancien gouvernement, mais jamais exploitées faute de plants. Souvent des parcelles sont disponibles proches des points d’eau. Nous reviendrons établir des plans d’action avec eux dans les prochains jours, et planterons début juillet.
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Souvent plusieurs très bonnes idées sont sorties, par exemple, quand nous avons remarqué que très peu de jeunes étaient présents, les chefs nous ont répondus qu’ils étaient partis en exil. Nous leur avons fait remarquer le potentiel qu’il y avait dans leur pays, et avons pointé les arbres morts qui s’enchevêtrent, et tout le marché de la région qui n’utilise que le bois comme énergie, faute d’accès au charbon, au gaz ou à l’éléctricité. Ils nous ont répondu que le seul marché était celui de Dosso à une journée de marche avec une charrette d’âne, et qu’ils étaient assaillis par les taxes forestières en arrivant ce qui au final procurait un très maigre bénéfice. Ils n’ont pas d’autre choix, parce qu’aucun propriétaire du champ près du goudron n’accepterai de vendre leur bois sur son terrain. Immédiatement nous avons réagi, nous pourrions leur acheter leurs charrettes au même prix qu’à Dosso, sans les taxes et ca leur ferait beaucoup moins de kilomètres, la femme d’Issa s’occuperait ensuite de la vente, nous venons de faire construire un entrepot sur le site en plus! Les gens font plus de 50 km souvent pour trouver du bois, alors souvent les femmes vont couper du bois vert dans la forêt et le laissent sécher. Nous nous assurerions ainsi d’avoir du bois qui n’est pas un produit de la déforestation (la différence se voit clairement) et encouragerions les initiatives locales.

Voilà un spécial grimaces, entre le mouton mafioso d’Issa, et les enfants de Gafidey.
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Les maisons du village de Gousedey, et les scènes du puits. Souriant devant c’est notre macon!
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Le sage du village de Tidrika
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La charrette à 4 roues avance bien et devrait être prête demain soir, dès lors notre capacité d’eau sera suffisante et nous pourrons commencer à semer en sécurité, l’équipe irrigue déjà le terrain une première fois, le fumier permettant de garder les sols humides! Normalement vendredi, nous devrions être en mesure de semer le quart d’hectare, soit 8250 arbres!

On a aussi commencé à recreuser les bassins autour des arbres pour qu’ils puissent accueillir les premières petites pluies qui s’annoncent. Les températures sont devenues extrêmement lourdes ces derniers temps, et les feuilles sortent, les arbres s’habillent pour une nouvelle saison.

Posted by hanso 13:28 Archived in Niger Comments (0)

tempêtes

sunny 45 °C

Une grosse tempète s’est levée hier, l’orage a grondé, mais ca ressemblait plus à une toux sèche. L’eau ne veut toujours pas tomber ici, malgré les prières des milliers d’individus. Le sable volait partout et à rendu la visibilité très difficile, je me suis fait des frayeurs au volant. Ma voiture, la soiffarde a fini par caler juste devant mon bar « sous les palmiers », dans un nauge de fumée, et le serveur en rigolant m’a apporté une girafe (la grande bière niger) et 25 litres d’eau pour le radiateur de la voiture. Les enfants tourbillonaient tout autour avec de grands boubous qu’il accrochaient à leur taille et qui se gonflaient les entrainant comme autant de petits voiliers. Mais aujourd’hui le vent est tombé et le thermomètre augmente sans cesse sur le pays.

Enfin nous avons du décaler le semi du moringa, nos capacités d’irrigation avec l’âne et les bœufs est très juste pour alimenter les 20 mètres cubes d’eau par 3 jours que nécéssite ce premier quart d’hectare, nos tests d’irrigation sans graines sur le terrain creusé et fumé ont révélé que nous ne pourrions supporter le moindre imprévu sans mettre en danger la croissance des arbres. Nous avons donc cherché des solutions alternatives et faisons fabriquer une charrette à 4 roues par le soudeur pour les deux bœufs et avons contacté un dépôt de citernes plastique à Niamey. Nous en poserions 2 de 1 mètre cube chacune sur la charrette, avant nous essaierons de poser notre citerne métallique de 3 mètres cubes, mais cela parait assez improbable que les bœufs puissent tirer 4 tonnes (y compris poids de la citerne), même si le poids ne repose pas sur l’échine.
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Voici le magasin, pour le séchage des feuilles de moringa et lentrepot et les cases!
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Je suis allée passer du temps avec Laouali et Issa après toutes ces délibérations à la pépinière, nous nous sommes installés entre les pailles sur des nattes, et on s’est raconté en étouffant des fous rires des contes, et ils me partageaient des histoires locales et les récits des chasseurs. Il faut dire que la faune de la brousse est assez étonnante : entre cet animal qui pète dans les terriers pour tuer les serpents, le grand lézard qui ne lache jamais sa proie et dont on doit couper la tête pour pouvoir se libérer de ses machoires, le caméléon qui a une langue si grande qu’on dit qu’elle prend tout son ventre, et dont les yeux peuvent s’orienter à 360 degrés, les tortues qui peuvent marcher avec les gens sur le dos et que l’on dresse pour rester immobile et servir de tabouret. Ils me décrivaient aussi ce rat géant qui peut se transformer en Peule, une éthnie de chasseurs et d’éleveurs pour faire peur aux chasseurs et protéger sa famille, à moins qu’il ne rencontre un chasseur plus fort que lui, alors il se laisse tuer et s’avoue vaincu.
Cela faisait de sjours que je n’avais pas repassé de temps avec nos pépiniéristes, et j’ai retrouvé avec un immense plaisir la complicité que nous avions formé du temps ou nous travaillions sur la mise en place de la pépinière avec acharnement. Avant la fin des heures chaudes, et un débat sur la comestibilité des tortues, Issa m’a dit qu’il y avait la saison dernière 3 tortues dans son bassin maintenant à sec, il n’en avait mangé que 2, il en reste une normalement. Nous sommes allés voir, une odeur fétide régnait, avec des cadavres d’insectes et de grenouilles ainsi que celui de l,animal qui pète qui n’a jamais été décomposé, personne ne voulant y toucher…. Un petit trou dans le béton représentait un abri parfait pour notre tortue, nous l’avons agrandi, un troupeau de lézards en est sorti, et effectivement au fond, voila notre concernee. Issa me l’a offert, elle est encore petite mais bientôt elle sera si grosse qu’on pourra peut etre amrcher avec :D

les baobabs, en fond laouali et Issa s'occupant du resemis des pots manquants.
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Une variété de ziziphus (le spina christi), qui produisent la pomme du Sahel, large_DSC08724.jpg

Nous avons déjà visité plusieurs villages en brousse, organisé de grosses réunions sous les grands arbres, et nos projets de plantation ont été recus avec une joie palpable. Plusieurs écoles désirent parrainer des arbres en plus des cultures en commun que nous mettons au point avec les producteurs!
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Posted by hanso 12:48 Archived in Niger Comments (0)

broyage de rose!

semi-overcast 47 °C

Grands coups de théatre ces derniers jours, je vis pleinement mon rêve africain!

Jai eu l’impression de danser de surprises en surprises et de vivre chaque instant passant comme une strophe de poésie, avec un goût d’éternité, un instant historique. Ne serait-ce que les courses à dos d’ânes dans les champs, les concours de grimaces avec les enfants, en dévorant les gateaux que Yacouba, à la direction du ministère d el’agriculture est venu m’apporter avant de repartir sur la capitale. Je pourrais citer aussi les danses inventées les pieds dans la boue argileuse qui permet la construction des briques en batissant la maison d’issa. Rien de meilleur qu’un bon bain de boue pour remonter le moral destroupes petits ou grands!

Les gars travaillent tellement fort en ce moment même sous cette chaleur torride, on devrait avoir fini demain soir finalement le premier quart d’hectare de moringa inch allah si tout se passe bien, et ce week end plus de 8000 nouveaux arbres prendront naissance!

Les cases seront finies demain aussi, elles sont epoustoufflantes, notre plan a inspiré tout nos visiteurs dans la région qui veulent se construire le même type de cases. On imite déjà notre modèle pour faire celle d’Issa et de sa famille. Ca sent bon la paille dedans, le grand tronc d’arbre rouge au milieu donne une impression de stabilité, le regard ne se cogne pas dans le coins, on se snet bien il y fait bien frais avec les murs en terre et le sol d’un beau gris sombre. On a fait faire des petites portes et des fenetres chez notre soudeur spécialement adaptées, et j’hésite encore pour deux types d’aménagement : les meubles en bois traditionnel fabriqués par des menuisiers, ou alors tout les volumes faconnés en terre durcie avec du sable qui donnera une impression naturelle

¸La fatigue s’empare de moi, je crois que je vais m’effondrer dans les secondes à venir… La chaleur rend chaque mouvement plus difficile, mais les premieres pluies vont arriver bientôt, les acacias sortent déjà les feuilles (indicateur : deux semaines plus tard on aura la pluie), les typhons deviennent de plus en plus puissants, et de gros nuages de mousson moutonnent, au loin on peut même entendre l’orage parfois… ce sera merveilleux!

Posted by hanso 15:40 Archived in Niger Comments (0)

coup de théatre!

47 °C

ET une belle étoile à Dosso ce soir! L’air ne fraichit pas et des gouttes perlent un peu sur mon front, mais la sérénité m’envahit tout de même avec la satisfaction que procure le repos après une journée bien remplie.

Ce furent des moments assez comiques qui se sont enchaînés, comme traverser le poste de douane avec la nouvelle porte soudée du grand hangar sur le toit de la voiture poignée vers le ciel, deux autostoppeurs (des connaissances) en passagers, et dans le coffre, des dizaines de yaourts à boire( encore!) de la glace, des oignons, des piments, du sucre, de la tomate…. De quoi nourrir le régiment de visiteurs qui venaient accueillir le ministre de l’agriculture et tout le troupeau de militaires, de conseillers, de directeurs du ministère…, de passage sur le site pour visiter les activités de la coopérative avec laquelle nous travaillons sur place.

Ils sont arrivés 4 heures en retard, en plein pendant les heures chaudes, et c’est avec le veau de 3 jours dans les bras qui agitait ses longs cils en dormant et machouillait une mamelle imaginaire, entouré de sa mère à la longue collerette dentelée sous le cou, et Issa qui dormait dans la charrette au dessus de moi que nous les avons accueilli :D Il faut dire que la mise en scène à laquelle nous avons assisté avait quelque chose de comique, ce déploiement de militaires armés jusqu’aux dents autour des ruminants et des moutons reluisants encore un peu frisés du lavage de la veille, avec les petites d’Issa accrochées à mon jean appeurées par les véhicules monstrueux, qu’elles n’ont pas l’habitude de voir semblait assez irréel. J’ai pu discuter un long moment avec Yacouba que tout ce remue ménage semblait amuser aussi, il est à la directiondu ministère, où il m’a chaleureusement conviée, même si c’est un lieu que je commence à connaitre! En touscas la réunion s’esttrès bine passée, et le ministre a promis d’écrire aux bailleurs de fonds potentiels pour nous appuyer dans la réalisation du forage.
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Après tous les amis et partis prenantes de la coopérative sont partis jouer à la belote, des hurlements se sont faits entendre quelques instants plus tard, il parait que c’est toujours comme ca,même si on ‘sengueule on reste cependant les meilleurs amis du monde. Quelque chose m,échappe parfois…. Je suis allée retrouver les gars à la pépinière, il m’ont offert le thé, on a plaisanté sur la mise en scène que l’on venait de vivre et ont s’est tous assis sur les nattes de paille, la chaleur se faisant bien trop intense pour s’aventurer au soleil. C’est l’hécatombe de lézards là bas, on a du mettre du poison à rats dans des boules de graisse pour les éliminer, puisqu’ils mangeaient les jeunes pousses. On va avoir jeudi une opération de repiquage et resemis. Un micro climat se crée autour de la pépinière, et un tapis vert se forme, elle est absolument magnifique. On doit juste renforcer les seccos dans les jours à venir, les typhons se faisant de plus en plus forts, annoncant la saison de spluies précoce dans moins d’un mois!
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J’ai pu revoir le soudeur à Dosso, et il va nous confectionner une charrette à 4 roues pour les bœufs ce qui nous permettra de limiter les voyages au forage du voisin en posant la citerne de 3 mètres cubes dessus. Puisqu’il faut à peu près 10 litres par pieds pour plus de 8000moringas plantés sur un quart d’hectare par deux jours!

On devrait avoir semé d’ici à la fin de la semiane! Nous nous concentrerons par la suite sur le projet de reforestation dans les villages par la suite. En conviant les sage,s les chefs de village, les écoles et les agriculteurs à de premières réunions dans les premiers 10 villages à moins de 10km du champ.
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Posted by hanso 15:56 Archived in Niger Comments (1)

Hug a tree! retour en brousse :D

sunny 47 °C

Me voila de retour aux champs depuis hier! Ce voyage à Niamey me donne maintenant l’impression d’une épopée épique… Rien que le voyage du retour : je devais repartir en 4*4 avec Seini, son frère Hima et Boukari, mais nous sommes tombés en panne à quelques dizaines de kilomètres de la capitale en pleine brousse… Après une bonne heure assise au pied d’un acacia en attendant le garagiste et un véhicule de dépannage pour nous emmener à bon port, je me prends à rêver de Yaourt à boire bien frais (appelé Solani ou Laban ici). Je suis bien loin de me douter que j’aurais un des lifts d’auto-stop les plus trippants de ma vie dans les instants qui vont suivre….

Une camionnette s’arrête sur le bord de la route juste à quelques mètres de nous, il reste une place sur un strapontin, il n’y aura pas assez de place dans le petit véhicule pour emmener les bagages de Seini, de son frère et nous 4, j’embarque donc avec les mallettes, les bidons et les sacs et à peine embarquée dans le véhicule je réalise qu’il est rempli à ras bord de… Solani! il embarque des centaines de kilos de Yaourt à boire sur deux rangées de sièges et le coffre, je suis même assise dessus  Sur les 150 kms qui nous séparent de Dosso, ils vont m’en offrir sans arrêt, et me remplir mon sac avec :D
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Il faisait bien frais dans le véhicule, on se sentait bien, on avalait les kilomètres de brousse en rigolant et en mangeant les arachides que la famille de Seini m’avait donnée. La tête par le fenêtre, je laissais le vent m’ébouriffer en regardant le croissant de lune tout frêle et la naissance des premières étoiles, se sentir sur la route, libre procure toujours un bonheur sans nul autre pareil. Et j’avais un peu l’impression de rentrer dans un endroit familier ou je suis attendue, ca faisait plaisir.

Je me souvenais de tout ce qui s’est passé les deux derniers jours, visitant notaire, ministères, direction des coopératives nationales, entreprises de forages, ou d’énergie solaire. J’ai été chaleureusement accueillie par Ahma et Doria de la boulangerie Agapé, qu’on avait rencontré avec Maxime en arrivant, me disant que je faisais maintenant partie de la famille, en m’offrant un coca et des petits pains au chocolat rédempteurs après le voyage en bus local. J’ai pu visiter aussi les marchés de la récup de métal, ou l’on crée des trésors au rythme endiablé des enclumes. On a achetés des pièges à lapin avec Boukari quel’on a envoyé dans la plantation Tree-Nation du village de Talakia par les taxis de brousse, puis se renseigner pour les citernes d’eau à coté. J’ai étouffé un fou rire en voyant le chandail de ce type dans la gare routière…..
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C’est une fois arrivée à Dosso, c’est tout plein de personnalités influentes qui étaient réunies chez le propriétaire terrien, j’assistais amusée à une de ces joutes oratoires, ou tout le monde parle en même temps, souvent de 4 sujets à la fois, et semble être très agacé avant de se serrer dans les bras dire qu’on est de la même famille et de manger tout ensemble…

J’ai retrouvé nos gars aujourd’hui, la fatigue se fait un peu ressentir dans notre équipe, on aura bientôt achevé le travail titanesque de préparation du premier terrain de moringa. Les terrains étant très secs, et en partis sous forme de glacis, les efforts de piochage et de pelletage sont intenses. Nous attendrons la saison des pluies à partir de la mi-juin pour étendre la plantation de moringas, quand le sol sera plus meuble et que deux coups de pelle suffirons à creuser un réceptacle suffisant pour un arbre. Les moringas de la première parcelle, incluant 3 espacements et deux variétés de graines devraient pouvoir être productifs un mois après la plantation! Nous déciderons ainsi de la méthode la plus productive et l’appliquerons pour les hectares qui suivront.

Nous aimerions vraiment développer la filière poudre, au Ghana par exemple, on trouve des petits pots de poudre de feuille de moringa qui sont vendus même dans les plus petites paillottes. Au Niger, la poudre n’est pas assez répandue et le moringa reste un produit rare sur les marchés, la demande ne rencontre jamais l’offre, et encore plus dans un contexte de crise alimentaire.

Les petites cases avancent aussi à grande vitesse, demain on fini les toitures en chaume, et on prépare les sols. On a pu marquer les empreintes de nos mains dans le crépi de terre et de sable avec Djadje! On attend avec impatience nos premiers visiteurs!
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lancement des projets de plantation dans les villages

sunny 45 °C

Et un petit message rédigé d’une terrasse de Dosso, ou je commence à être connue, avec une conjoncture bien fraiche :D La conjoncture c’est la bière Niger que l’on appelle comme cela depuis la dévaluation du franc CFA, qui a fait baisser la taille de la bouteille étant donné la conjoncture économique!

C’est la première fois que je peux boire quelque chose de frais depuis 3 jours. Le Niger a été entièrement plongé dans l’obscurité ces derniers jours. Comme il n’y avait plus aucune lumière dans la ville les principaux éclairages étaient les phares des motos qui projetaient des ombres qui s’étiraient, se tordaient sur les murs de terre, j’avais l’impression de marcher au beau milieu d’un film des années 30! À Niamey, la capitale, il n’y avait même plus d’eau courante aux dernières nouvelles… les gens vont boire au fleuve, j’ai peur que cela transporte son lot d’épidémies. En fait c’est du à l’arrivée du pic de chaleur de l’année, il fait 45 degrés à l’ombre et des typhons puissants se forment sur le champ à la rencontre des courants chauds et froids, ils ont emporté la maison d’Issa notre pépiniériste hier… Sortir aux heures chaudes du hangar nouvellement construit sur le champ donne l’impression de se promener dans une fournaise de l’enfer, même nos gars ne sortent plus faire leurs prières… Cette situation devrait durer jusqu’au mois de juin.

Sinon coté champ nous avons lancé le projet d’agro-forestrie dans les villages. Ce matin nous avons rencontré le préfet, le tuteur de tous les chefs de village de la région, le ministère de l’environnement et tous nous appuient. Nous avons ensemble rédigé une liste des villages dans lesquels nous pourrions opérer, nous allons nous déplacer dès demain dans 3 villages aux alentours, nous demanderons au chef de nous réserver ¼ d’hectare, nous sélectionnerons 5 personnes qui planteront, entretiendront et garderons les pieds d’acacias que nous leur donnerons, nous convoquerons à la première réunion les enseignants afin de déterminer comment faire parrainer les moringas par les élèves de l’école communale. Nous ferons régulièrement des démarches de suivi, et si le projet fonctionne bien, les 5 personnes par village pourront venir se former sur notre champ à la culture du Moringa ou du ziziphus (pomme du Sahel) puis nous leur fournirons graines et pieds. Je fais aussi des démarches auprès de la PAM pour bénéficier de leur programme « Food for work » pour l’entretien des plants. Ce matin nous avons rencontré un propriétaire terrien d’un village plus éloigné : Samberra, très motivé par le projet, il va trouver 4 autres personnes du village et cette fois nous planterons sur 5 terrains.
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En attendant, j’ai beaucoup de défis administratifs au niveau de la forme juridique du partenariat que Tree-Nation a formé ici avec une coopérative de micro-producteurs. Faute d’autorités compétentes à Dosso, je vais partir en mission à Niamey ce jeudi, j’ai pris rendez-vous avec un notaire. Mes rencontres avec la chambre du commerce, le DAC/PRO (direction des coopératives) et les ministères décentralisés n’ont rien donné.

Coté plantation, nous avons prévu de terminer le travail titanesque de préparation du terrain pour le moringa ce vendredi. Une dizaine de villageois des communautés environnantes devraient venir demain nous prêter main forte avec les quelques temporaires qui viennent de temps à autre. AUjourd’hui j’ai laissé notre équipe au désherbage de la pépinière ou au transport d’eau avec les bœufs et les Ânes pour qu’ils récupèrent un peu. Nous sèmerons tous à mon retour samedi! La pépinière pousse à une vitesse grand V, et un tapis vert se forme. Les baobabs ont poussé, portant encore la graine en chapeau au dessus des premières feuilles.
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Finalement j’ai eu le privilège au mariage de Boubé en plein cœur de la brousse dimanche dernier d’être présentée à sa femme avant la cérémonie quand normalement personne n,a le droit de la voir, je luis avais amené un pot de beurre de karité et ai pu lui offrir en main propres . Le village était fier de ma présence et de celle du superviseur de la plantation! Sa famille m’a prié de prendre une photo d’elle, et l’a aidé à s’habiller, j’ai réussi à obtenir un sourire de cette enfant qui ne semblait pas avoir plus de 14 ans, mais avec toute la science et le recueillement du monde dans ses yeux.
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Une vingtaine d’enfants m’ont ramenée à Boubé, le jeune marié puis nous sommes rentrés

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Sur le chemin du retour j’étais vraiment troublée par ce moment et je bombardait Djadje (le superviseur) de question accrochée au porte bagage de la moto au rythme des secousses des dunes de sable et en dépassant les acacias et les baobabs de plusieurs centaines d’années, il rigolait et m’a répondu que si les mariés rigolaient « comme des chameaux » avant de prendre mari ou femme cela montrerait un réel manque de maturité. Cette tristesse sur le visage de la petite n’était que le reflet d’une émotion intense!

Posted by hanso 15:10 Archived in Niger Comments (0)

huttes!

oubli du cable de l'appareil photo sur le champ, upload la prochaine fois!

overcast 35 °C

Vous voulez perdre du poids ou vous muscler??? Manger bio et santé? Bronzer et voyager?

Ou alors vous retrouver dans une communauté conviviale qui vous accueillera dans une grande famille??? Vivre une expérience exceptionnelle en nature???

On vous attend en nombre cet été! Vous pourrez rester le temps que vous voudrez contre un coup de main dans la terre :D

On construit en ce moment même des grandes cases traditionnelles. À partir d’un mélange d’argile, de sable et d’eau malaxés avec les pieds pour mon plus grand bonheur, de briques, des poutres de bois et un toit de paille et de chaume, le tout recouvert d’un ciment naturel en argile ce sera bien confortable et naturellement frais! Ca sera sécuritaire avec une porte métallique, et confortable avec un aménagement convivial!
On voudrait recevoir une dizaine de planteurs pour cet été. Peut importe l’âge, l’origine, la formation ou les intérêts, on deviendra tous des planteurs d’arbres XD

Aujourd’hui la cloture pour les moringas étant terminée, même s’il y a deux ou trois petites retouches à faire, on a commencé la trouaison! Cela fera plus de 8500 trous sur une parcelle de 1 /4 d’hectares. À chaque fois ca signifie soulever la baramine de 15 kg dans le glacis argileux, puis récupérer le sable à la pelle pour obtenir un trou de près de 50cm de profondeur qui fera un lit pour les racines. On va embaucher quelques gars du village de Dosseise (Gata Bangou à 3 km), pour nous donner un coup de main, on les payera au trou creusé.

Ce matin pendant que je trouais le terrain, les gens s’arrêtaient et admiraient le travail, comme ca donne sur la route! Ca faisait plaisir, j’ai hate d’installer les grand panneaux qui indiqueront la plantation! Et puis je soulevais la barra mine en rythme avec le pilon de la femme d’Issa qui s’occupait du mil… Elle nous en a donné avec djadje qui nous a concocté ce soir une « boule » mélange de mil, de lait, de miel, de glace pilée de sucre et d’épices . C’est un de mes plats préférés ici indiscutablement!

Les gars me souriaient avec toute la compassion d’une famille d’adoption, et m’encourageaient mais malgré ca au boût de 3 heures, mes bras ne répondaient plus. Je suis allée retrouver Laouali et Issa à la pépinière, on a rajouté 2 lignes de 1000 pots pour placer du karité et du néré, qui ont d’excellentes vertus médicinales et hydratantes. (Seini, notre partenaire local, de retour du Mali viendra nous rendre visite demain et rapportera les graines, ainsi que les semences de la variété à haut rendement de l’icrisat). Arrivés à la pépinière les gars m’ont fait 2 thés touaregs que j’aime tant, ou on fait infuser 25 grammes de feuilles dans un tout petit peu d’eau et on laisse bouillir pendant très longtemps sur le feu de bois avant de l’aérer. C’est aussi fort qu’un expresso court après mais sucré, on en prend 2 gorgées dans le fond de grands verres métalliques et c’est comme du chocolat! Ils me laissent toujours les premiers, qui montre une grande marque de respect.

On se sentait bien, Issa, notre pépiniériste m’a raconté comment il était arrivé là, à garder ce champ qu’il habite depuis 3 ans, après avoir été garagiste, responsable de tontines de microfinance, technicien supérieur d’une radio communautaire, gérant d’un projet d’une organisation humanitaire qui lui a offert des formations en pépinière et en greffe aux 4 coins du NIger… Et il se retrouve là avec sa femme et ses enfants simplement heureux, il aime travailler, boire le thé et discuter. Toujours un immense sourire aux lèvres, il s’énerve juste contre les gens qui ne respectent pas la vie. Il a plein de projets entre l’élevage, des canards et de la pisciculture dans ses bassins, l’aménagement d’un potager, la culture du mil et de l’arachide…. Il a plein d’amis qu’on appelle les salamalecum parce que c’est ce qu’ils disent à chaque fois qu’ils rentrent dans son champ :D

Je vais aller me reposer, on a du travail à la pelle demain! On veut pouvoir planter le smoringas au plus vite maintenant, et d’ici un mois on aura déjà les premières récoltes!

Et dimanche on ira tous au mariage de Boube, il nous a invité à feter ca! Il ramenera sa femme sur la plantation apres la semaine rituelle de congés! J’ai trouvé du beurre de karite pour offrir à se femme :D

Posted by hanso 15:03 Archived in Niger Comments (0)

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