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Toujours des soucis d’appareil photo, je vais essayer de le faire réparer à la capitale samedi prochain!

sunny 40 °C

Ce matin, nous nous sommes tous levés avant le soleil, et nous nous sommes attelés à la récolte de quelques 2000 moringas . L’aube pointait et le ciel s’embrasait de couleurs vives annoncant une journée de grosse chaleur que nous n’avons pas loupée. La pluie n’est pas tombée depuis quelques jours. Heureusement l’eau remonte dans les sols qui ont été bien humidifiés par les deux premières pluies.

Les variétés améliorées de l’ICRISAT qui se trouvent dans un bas fond explosent, les troncs sont devenus solides et ils commencent déjà à bourgeonner et se parer de petites fleurs blanches. Nous espérons pouvoir produire nos graines de cette espèce miraculeuse sous peu!

On a empaqueté les feuilles dans des sacs de riz de 50 kg vides et je les ai embarqué sur le toit d’un taxi de brousse direction le service de l’agriculture ou le personnel m’avait déjà réservé toute la récolte que nous pourrions avoir. Je n’ai pas pu en ramener sur le marché ou on m’interpelle toujours pour savoir quand j’amenerai une nouvelle récolte, il est vrai que nos arbres donnent une qualité de feuille exceptionnelle 
Nous sommes attendus demain à Baleyara, dans la famille d’Ama notre ami boulanger de Niamey, ou nous planterons dans les deux prochains jours plus de 3000 plants et 2 kg de graines de moringa (environ 2000 arbres). Le président du syndicat des transporteurs qui est notre voisin qui parraine quelques uns de nos arbres nous a aidés à trouvé un 7 tonnes pour la route. Puis nous nous passerons par Niamey ou de nombreux partenaires nous attendent. Puis dimanche nous repartons vers Sambera, avec près de9000 arbres attendus par 7 producteurs locaux.

Les travaux sur le site avancent très vite, nous progressons dans la préparation de 3 hectares de moringa, avons préparé 2 hectares de culture du haricot en agroforestrie autour des acacias, (la symbiose est parfaite l’un aidera l’autre à grandir) et encourageons les travaux de sensibilisation et de préparation des terrains dans les villages et chez les producteurs indépendants en vue de planter.

Posted by hanso 11:03 Archived in Niger Comments (0)

missionde samberra

hélas mon appareil photo refuse de s'allumer depuis quelques jours YY

sunny 30 °C

Samberra un village de brousse à une centaine de kilomètres de Dosso. Nous sommes dans une des régions les plus boisées du Niger, grâce à une grande pluviométrie, il y a tellement de potentiel ici mais c’est encore mal exploité…
Entre les lacs et les palmiers doum dont le tronc se sépare en deux, tout le village s’active à sarcler les champs de mil dans lesquel le vent chante doucement, rythmé par les échos des pilons des femmes et des mugissement des bœufs qui ressemblent à des portes qui grincent.

J’ai été accueillie chez la matronne du village, l’aînée la plus respectée. Si une femme était venue accoucher dans la nuit je me serais improvisée sage femme  c’est elle qui a donné naissance à tous les enfants d’ici. Le soir elles m’ont accueillies parmis leur cercle d’aînées. Leurs visages éclairés à la torche avaient des plis lumineux, des regards sages mais pétillants sortaient parfois de l’obscurité. Elles parlaient un peu francais, alors on a plaisanté, « causé » comme elles disent pendant une partie de la nuit. Les « jeunes mariées » nous ont apporté des dizaines de plats de pate de mil et de mais au gombo, au baobab… que nous mettions au milieu du cercle sur les nattes de pailles et un par un on les goutait en plongant nos mains dedans ensemble. On a fini avec du cocto (feuilles ) de moringa et du lait caillé. Le mil d’ici a vraiment un goût incroyable, le gout des gens d’ici, la chaleur humaine et la convivialité qui règnent dans le village.

Après une bonne nuit à la belle, sur les nattes, je suis allée à la rencontre avec les producteurs qui accueilleront les arbres. Armée du GPS, d’un carnet et d’un crayon, je suis allée arpenter les champs, prenant note de la superficie, des sols, des cultures, des pentes… Puis Djadje les a formé à la plantation des haies vives de facon à ce qu’ils préparent les trous d’ici à ce que nous amenions les arbres. Grâce aux haies vives, d’autres cultures que le mil pourront être envisagées, puisque les animaux ne pourront pas les détruire. Nous installerons surement une pépinière d’ici l’an prochain et formerons un pépiniériste dans le village étant donné la demande à Samberra.

Pendant ce temps les hommes tenaient une réunion politique, les femmes sur les bœufs allaient travailler les champs soutenues par leurs groupements spécialisés (dans l’arachide, la vente du sel…). Nous sommes partis avec la promesse de revenir dans 10 jours avec les plants, laissant le marché battre son plein avec tous les gens de la région arrivant à dos de chameaux, de bœufs ou d’ânes. Je ramenerai sur notre site un rêve avec moi, en profitant du camion vide au retour: l’immam m’a vendu à un prix d’ami sa magnifique jument de sang, très jeune, dont la vie brule dans les veines, une créature du vent!

Posted by hanso 15:05 Archived in Niger Comments (1)

grands défis!

overcast 30 °C

Beaucoup de défis à orchestrer pour ce mois de juillet, la planification est très chargée avec la saison qui s’installe.

Nous assistons d’ailleurs à des phénomènes climatiques assez incroyables. Parfois c’est le cieil qui semble nous tomber dessus et l’air qui est tellement lourd que l’on a l’impression d’être en apnée. De temps en temps ce sont des immenses murs de sable qui s’approchent à une vitesse vertigineuse. Puis viennent les grandes pluies courtes mais diluviennes, apportées par les gros cumulus qui se forment et se transforment à vue d’œil passant Est Ouest.

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Nous avons donc entamé les travaux de la grande cloture de 50 hectares, nous préparons en même temps un champ de Niebe de 2 hectares, une culture qui se complète parfaitement avec les plantations d’acacias sénégal des années précédentes. D’autant plus que c’est une plante rampante, elle permettra de conserver l’humidité des sols en évitant les rayonnements solaires. Nous finissons par ailleurs la préparation du terrain pour accueillir 7500 nouveaux moringas, et commençons les grands travaux pour en planter 2 hectares, soit 20000 arbres.
Finalement nous préparons les plantations dans les villages et chez les producteurs également en organisant des formations et en gérant les plants de plantation pour les 33000 arbres de la pépinière. Nous avons également prévu de nombreux arboretum sur notre site.

On doit avoir la tête partout en ce moment, anticiper, réagir, être sur les différents chantiers, et vérifier l’atteinte de nos objectifs. Difficile de trouver quelques moments de répis, sauf quand on se retrouve les mains dans la terre, recouverte de sable. Il y a quelque chose d’extrêmement pur ici, une sorte de connexion avec la terre, on se sent en équilibre avec un tout, sentir l’étroite interrelation que nous avons avec l’environnement et entre chaque composante du milieu. Je me dis qu’en suivant la ligne d’horizon de ce pays tout plat, il y a tant de mondes qui semblent s’opposer, et qui pourtant sont sur la même écorce terrestre. Je me sens si petite, comme une roche parmis tant d’autres, et donc si libre. Tout stress s’évanouit, on se sent vivre, comme si rien d’autre ne comptait vraiment. Dans ces moments impossible de se perdre en chemin, dans un tel projet si l’on perd de vue le sommet, l’ascension devient impossible.

Nous allons partir jeudi et vendredi vers Samberra, un village de brousse, qui attend notre arrivée avec impatience. Un groupement de producteurs masculin, un autre féminin, une école et des producteurs maraichers nous ont démontré une réelle motivation pour la plantation. Je passerai la nuit chez la « mère » la matronne du village, Djadje restera avec les hommes.

Posted by hanso 13:17 Archived in Niger Comments (0)

panorama nigérien

sunny 35 °C

J’ai vécu ce qui restera certainement une de mes plus belles expériences africaines.

On a enfourché la petite moto chinoise à travers les pistes de brousse, pour aller à Winditant un village à coté de Baleyara, dans la famille d’Ama, un ami boulanger de Niamey. Nous allions rencontrer sa famille afin d’effectuer les plans de plantation et la formation sur la préparation des terrains. En fait c’est 13 producteurs qui seront réunis et nous les laisserons à la fin de la réunion sous les ramures des manguiers géants avec l’espoir illuminant leur regard. Nous établirons certainement une pépinière pour des gommiers, du ziziphus ou des fruitiers ici l’an prochain et pourront produire les graines de moringa sur place.
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Sillonnant la brousse en moto, on klaxonnait les chameaux et les grandes vaches au cou dentelé portant les oiseaux sur leurs cornes, dépassant les baobabs tricentenaires et les gao (acacia albida qui perd ses feuilles quand les autres les gagnent sous pretexte qu’il a toujours les racines dans l’eau quelque soit la profondeur).

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On saluait les villageois, et les travailleurs qui ont planté le mil qui parsème de touches vertes les paysages jusqu’à la ligne d’horizon.

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On est arrivés à Winditan de nuit où j’ai recu un accueil dont je ne me souviendrai jamais. On ne parlait pas la même langue et pourtant une étroite complicité s’est nouée avec la grande famille.Entre les concours de grimaces avec les enfants, les défis au pilon : il faut frapper dans les mains et le rattraper pendant quil retombe dans le mortier.
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Les hommes m’ont montré leurs champs, et leurs animaux. J’ai assisté à un dur spectacle dans le contexte difficile actuel, la mère de ce veau nouveau né ne donne pas assez de lait à cause de la sous alimentation, la pluie n’est pas encore assez tombée dans la région pour faire pousser l’herbe et le petit doit boire celui d’une autre dans une calebasse en s’emmélant dans ses pattes.
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Ils ont tenu à m’apporter pourtant chacun leur plat traditionnel, avec une telle gentillesse que je me devais d’oublier le contexte et c’est le ventre complètement explosé que je me suis allongée sur les nattes, quand le vétéran de la famille, un homme au regard si sage mais pétillant de malice avec un sourire contagieux qui révèle deux dents, mais des rides qui étirent son visage vers les étoiles. Il m’a apporté ce qui m’a semblé être la chose la plus douce que je n’ai jamais mangé : du lait de vache juste traite, qu’il avait chauffé sur le feu de bois et sucré avec du pain durci de la boulangerie d’ama à tremper dedans. Une épiphanie…

Et un petit clin d’œil à un cœur bien généreux!
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Posted by hanso 14:45 Archived in Niger Comments (1)

histoires de ziziphus...

overcast 35 °C

Nous avons encore eu un pluie c’est fabuleux, les moringas explosent de feuilles vertes, et nous ferons une récolte de feuilles fraiches après demain. Nous commencons à sevrer la pépinière en limitant les arrosages, ce qui permettra aux arbres de s’adapter aux conditions naturelles.

Aujourd’hui nous avons même formé nos pépiniéristes à la greffe du ziziphus, Boukari, notre consultant forestier avait apporté des greffons de 4 variétés. Nous avons taillé les petites branches, dépouillées de feuilles, au bout en forme de v, avec un cutter et avons coupé les plants en pépinière à 10 cm de haut en entaillant la partie haute. Puis il suffisait juste de faire un garrot avec du plastique en joignant les deux branches. Dans 2 ou 3 semaines, les feuilles auront repoussé et l’arbre grandira en produisant de gros fruits sucrés et très nutritifs.
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Nous sommes en train de développer en partenariat avec une association locale des programmes de formation autour de cette variété magique qui pourrait apporter aux producteurs et villageois des revenus substantiels et une vraie source de nutriments. L’innovation en agroforestrie va devenir vitale dans les années à venir puisque la croissance des céréales annuelle n’atteint pas la croissance démographique (2.5 vs 3.1%). Renforcer la sécurité alimentaire avec de telles mesures nous parait donc essentiel.

J’étais partie sur Niamey ce week end pour fêter l’anniversaire de la boulangerie Agapé, des retrouvailles chaleureuses et un buffet magique qu’ils avaient mis une semaine À préparer que tous les enfants du quartier sont venus devorer en moins d’une minute. Des très bons souvenirs au milieu des éclats de joie. J’ai été invitée chez aboubacar, directeur de l’inran, chez une de ses femmes, je ne pouvais compter les enfants, l’ambiance était si chaleureuse. Je repensais aux moments sympas assise entre 2 mamas dans la station de bus haute en couleurs, ou je n’ai pas pu résister d’acheter À un vieux monsieur avec des lunettes comme des loupes un livre de poche dont il me vendait l’histoire si poétiquement. Il se promenait avec une méthode « je me debrouille en anglais » sur la tete et zigzaguait entre les poulets, les sacs de riz, et les baluchons de toutes formes. Au milieu de cette agitation deux ours en peluche oubliés par des enfants.
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Posted by hanso 13:06 Archived in Niger Comments (0)

premiere pluie, la savane se pare pour la nouvelle saison

overcast 35 °C

Nous avons eu la première pluie! Les sols ont été gorgés d’eau et restent humides depuis 3 jours. Nos moringas se refont une santé et explosent de nouvelles feuilles.
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Des créatures étonnantes ont fait leur apparition, comme des petites larves rouges vermeille, douces comme du velours, les bébés caméléons qui se sont nourris toute la saison de leur maman que le père avait séquestré pour la ponte, la guêpe qui construit une niche en argile qu’elle rempli de chenilles . Au coucher du soleil, la fraicheur revient, l’atmosphère est si sereine, c’est comme une brise de printemps qui souffle sur la brousse et qui réveille tous les êtres restés endormis pendant le jour.
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Avec les premières pluies la brousse s’est réveillée, chacun est allé travailler son champ, il y a de l’action partout, on agite les outils, on sème le sorgho, le mil, l’arachide… des picks up remplis de travailleurs outillés prennent la route, on dirait qu’ils s’élancent vers l’eldorado.
dautres profitent pour prendre de precieux moments de repit:
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On a profité de cet engouement pour préparer les terrains qui d’ici quelques jours accueilleront 7500 nouveaux moringas, on a retiré les vieilles souches, demain on fait le marquage au sol et on commence à creuser!

Posted by hanso 13:14 Archived in Niger Comments (0)

nouvelles dossolaises

sunny 45 °C

C’est vendredi, jour de priere, je nai pas pu rentrer sur le champ cet après midi, il ny avait aucun bus de disponible, mais jai pu apprecier dosso sous un tout autre angle. C’estun si grand bonheur, quand on commence a se rendre compte que lon guette votre venue quelque part, et que vous rentrez dans un milieu bien connu, même en plein cœur de l’Afrique. La douce impression de rentrer chez soi, jetant négligemment les clefs et criant « je suis rentre », on vient vous accueillir avec joie.

Ce soir c’est la vieille vendeuse de boule de mil qui sest levée en me voyant « hanassara, foffo!, Waranka? C’est bon!, kala suba!», avec un immense sourire et ma rajoute quelques boules de mil en plus pour les 100 francs que je lui ai tendu, je vais presque toujours chez elle, meme si elle fait sa boule en beton armé pour ce petit moment de bonheur. Dans mon cafe habituel ou je prends la biere niger mega acide mais si fraiche, je suis accueillie par ces deux intellectuels, et on discute pendant 3 heures, a chaque fois ils refusent que je paye les œufs durs et la biere parce que je suis leur « sœur préférée » . Je rentre le soir et c’est tout un film en ombres chinoises qui se projette sur les murs en terre de la ville, le marché vide et les quelques stands éclairés aux ampoules grésillantes donnent une impression surréaliste!

Sinon coté plantation, nous mettons tous nos efforts à l’irriguation, il a plu tout autour de nous mais pas encore sur le champ YY Il y a des nuits ou dans un ronronnement incessant les flashs de lumiere ne cessent pas jusqu'au matin, et pourtant pas une goutte deau ne tombe…. Une fois meme un immense raz de marée de sable s’est élevé s’approchant à une vitesse incroyable, la tempete est arrivée tout dun coup, on ne voyait plus rien à un mètre devant, leclipse totale a duré prÈs d’une demi heure mais pas de pluie non plus.

Donc voila les gars prêts à l’irrigation, je les ai pris sur le vif parce qu’on dirait une scene de far west :)
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La petite Djamila nous aide a nourrir la vache que lon a opere a lestomac parce quelle avait mangé des sacs plastiques (puisquil ny a pas de rammassage dordures, la ville vient jeter dans la brousse) et elle venait juste de parvenir a se lever, à coté son premier veau, un curieux qui nous suit toujours partout meme au travail.
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Le soudeur traditionnel, qui nous modifie l’axe de la charrette à 4 roues que nous avons tant de mal à mettre à dimension des bœufs. Il sont devenus si puissants quils ont cassé le précédent!
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Posted by hanso 13:01 Archived in Niger Comments (0)

sécheresse

sunny 48 °C

La sécheresse nous frappe en ce moment, nous atteignons les 50 degrés dans l’après midi.

AUjourd’hui les gars m’ont donné encore une immense lecon de solidarité et de courage, ils ont travaillé toute la journée 12 heures de temps, volontairement pour arroser les jeunes moringas qui supportent mal cette fournaise et dont les feuilles commencaient a devenir lourdes. Issa chargeait la brouette avec 5 bidons de 25 litres, il la poussait courageusement pendant que nous portions avec les autres 50 litres d’eau chacun vers les petits arbres.
On faisait des allers et retours avec les animaux, la femme d’Issa avait préparé un plat À partir du moringa de son jardin que nous avons planté ensemble il ya un mois aussi.

À la fin de la journée on était tous fiers, les gars ont oublié leurs congés demain pour venir arroser le moringa si nous n’avons toujours pas recu de pluie.(ce que je ne peux meme pas esperer vraiment étant donné l’incroyable voute céleste).

Djadje s’est fait cuire un écureuil, jai bu mon lait de chamelle,la fatigue nous tiraillait tous, jai ramene lane et la jai vu la chose la plus triste de la journée : une larme d’ane, notre courageux quadripede était en train de pleurer… (bon cest naturel pour chasser la poussiere des yeux mais cetait quand meme assez touchant).

Posted by hanso 15:23 Archived in Niger Comments (3)

premiere recolte du moringa!

overcast 38 °C

Me voila de retour au Niger personne ne peut me laisser douter une seconde, à peine arrivée immersion dans les milles et un charmes de ce pays, ou tout absolument tout peut arriver!

Par exemple, à peine arrivée à l’aéroport, on a empilé mes sacs (essentiellement des cadeaux et des fournitures scolaires) sur la moto du garde de sécurité qui m’a offert de m’emmener au bus pour Dosso, portant toujours son kalachnikov sur le bras, et ayant déserté son poste. Ce qui, entre nous, ne représentait pas trop de risques, puisque le terminal était désert, il y avait juste un chat qui s’amusait à sauter sur les cafards intrépides sous les lumières grésillantes et les croquait bruyamment.

Les gars m’ont accueillie si chaleureusement à peine arrivée, les enfants ont couru vers moi en applaudissant, et les femmes m’ont fait un repas gargantuesque. Mais il y a énormément de travail à réaliser sur la plantation. Les moringas étaient arrivés largement au temps de la première récolte, c’était si émouvant de voir ce champ de petits arbres de 30 À 50 cm de hauts dont on avait planté les graines 2 jours avant mon départ pour le vieux continent. L’équipe avait voulu attendre mon retour avant de faire la récolte, alors ce matin dos courbé, on a récupéré toutes les feuilles sombres aux pieds en laissant 4 branches en haut pour qu’ils se développent verticalement. Il suffit de serrer le point autour du tronc sous la dernière branche à laisser, et descendre jusqu’à la terre, les branches se détachent toutes seules. On fait sécher les feuilles sur des grandes nattes dans les cases et feront nos premiers essais de petite poudre verte, qui sera utilisée comme complément alimentaire, comme médicament ou comme épice (c’est drolement bon!), on peut aussi utiliser la poudre de feuille pour purifier l’eau, favoriser la lactation des femmes enceintes….
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D’autres excellentes surprises me sont arrivées aussi, les bœufs sont devenus énormes et parviennent sans difficultés à tirer la grosse citerne de 3 mètres cube. Les arbres de la pépinière ont tellement poussé que l’on ne voit plus Issa entre les baobabs quand il fait le cernage! (Ah le cernage c’est le fait de déplacer les pots un par un pour sectionner les racines qui se sont déjà infiltrées dans le sol). Tous les arbres attendent d’être plantés, et de nombreux villages et producteurs sont venus nous témoigner leur motivation et veulent « faire tout ce que nous faisons ». il ont déjà commencé à préparer les terrains pour accueillir les arbres!large_DSC08928.jpg

Posted by hanso 13:25 Archived in Niger Comments (1)

retour

sunny 47 °C

De retour à Niamey je vais prendre mon vol pour Barcelone dans la nuit.

Juste le temps de visiter le musée national qui est en fait plus un zoo, un endroit assez insolite ou se cotoient des ossement de dinosaures gigantesques, un grand marché artisanal, l'arbre du Ténéré qui est un des seuls arbres mondiaux répértorié sur les cartes puisque c'était un point de repère dans le désert pour les touaregs, l,acacia a hélas été heurté par une voiture (comme sil n'y avait pas assez de place pour passer autour!). On peut y trouver des hyènes de la taille de lions, de gigantesques marabous, des hippopotames monstrueux qui viennent ouvrir une gueule béante sous les touristes, avec un bébé hippo de 1 mois au fond de l'eau, des tortues de 100 kg...
Hélas il fait si chaud ici, on avoisine les 50 degrés avec les gaz à effets de serre émis par les véhicules ancestraux. Les lions et de nombreux animaux étaient applatis contre le béton à respirer bruyammentn et de facon saccadée.

De mon coté j'ai été obligée de filer dans un bar climatisé (pour la première fois depuis des mois!), et ca donne envie de dormir XD
Je vais aller voir le coucher de soleil sur le fleuve à partir de la terrasse du grand hotel avant de filer vers l'aéroport!
Une grande émotion s'empare de moi à l'idée de retrouver dans 2 jours ceux qui ont été mes étoiles dans les nuits de brousse. Retrouver un monde completement différent `quelques heures pls tard mais auquel j'appartiens aussi. L'idée de laisser cette afrique ou j'ai laissé des racines sous peu m'a ouvert encore plus à la beauté de tout ce qui m'entoure, comme si ces paysages fantastiques avaient été mis là pour qu'on les voie, pour qu'on s'ennivre de leur ambiance, absorbant la lumière d'ici, croquant les vents chauds, plongant dans le concert de sons des oiseaux multicolores et des branchages qui ondulent, dévorant tendrement des yeux les nouveaux nés(chèvres poussins, ou les pousses de moringa et les jeunesacaias repiqués) j,ai l'impression que c,est tellement trop pour un seul coeur

Je serai de retour dans un mois pour la suite!

Posted by hanso 09:11 Archived in Niger Comments (0)

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