A Travellerspoint blog

rapatriement

overcast 20 °C

Déjà longtemps sans nouvelles sur le blog...

J'ai du être rapatriée en France il y a quelques jours après que lon m'ai diagnostiqué un palu qui a donné de nombreuses complications.
Je reprends des forces tout doucement là bas.

j'ai laissé le projet entre des mains sûres, un projet qui maintenant ne peut plus que vivre et se développer de facon exponentielle. D'autres expats prendront incéssament sous peu ma relève et nous attendons de nombreux visiteurs dans les prochains mois.

Confiante, j'ai été chaleureusement remerciée par l'équipe et mes amis pour le travail accompli, les visites défilaient dans ma chambre d'hopital les derniers jours, étrange sentiment de se sentir laisser un boût de famille et de soi derrière en sachant que j'allais rentrer.

puis ramenée en ambulance sur le tarmac, déposée dans une première classe air france, j'ai retraversé la mer en me sentant tellement à cheval entre deux mondes auxquels jappartenais désormais, puis traversée de charles de gaulle en fauteuil roulant avant de m'engouffrer dans une aute ambulance vers un hopital à paris, j'ai enfin pu retrouver mes proches qui m'attendaient. Des départs et des retours on peut en vivre 1001, et pourtant c'est comme si on n'en avait jamais connu un seul, aucun ne peut ressembler à l'autre tous toujours plusintenses les uns que les autres.

Posted by hanso 01:03 Archived in France Comments (1)

inviation sur le fleuve niger

semi-overcast 35 °C

Je vous convie à une petite balade sur le fleuve niger :)

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Embarqués sur une grande pirogue traditionelle (avec quelques bières niger), nous sommes partis au fil des courants a la rencontre des hippopotames du fleuve. Ces immenses créatures sortaient parfois ue gigantesque tête des eaux troubles avant de disparaître paraisseusement pourlaisser luir au soleil un dos lisse comme de l'ébène.
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Fascinant voyage de 3 heures, juste au niveau de l'eau, ou nous dévorions les paysages, Les palmiers doum au tronc double qui se penchaient les uns vers les autres, les grands gao qui ont perdu leurs feuilles, les immenses eucalyptus, les grands manguiers qui laissent tremper leurs ramures dans l'eau. Le fleuve est en crue en ce moment, recouvrant les iles et laissant paraitre juste la cime des arbres. celà donnait une sacré impression de vertige, le fleuve étant si large et si long qu'il se confondait avec la ligne d'horizon, j'étais fascinée par la danse des hautes herbes qui se retrouvaient souvent englouties dans les remous, donnant l'impression d,une vie propre.
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Nous dépassions les pêcheurs qui lancaient leurs filets, les martins pêcheurs piquaient dans l'eau tout autour de nous, tandis que les libellules virevoltaient gracieusement autour de la pirogue.
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puis le soleil s'est couché étirant toutes les formes apportant calme et sérénité dans des éclats de lumière orangée. Nous avons accosté et avons posé le pied à terre apres un voyage fantastique, nous retrouvant dans les odeurs de menthe poivrée et de printemps des pépinières du bord du fleuve!
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Posted by hanso 15:54 Archived in Niger Comments (1)

ouvertures et développement de projets

sunny 35 °C

Beaucoup de promesses, et de projets ces derniers jours, ce sont pour moi tant de bouffées d’espoir.

Nous oeuvrons aujourd’hui avec de grands planteurs, je revois l’énergie du vieux chef de village de Kouloumbou qui fait une vingtaine de kilomètres par jour avec Jacky (ca veut dire âne en haoussa), notre âne pour venir chercher les plants et faire une haie vive sur son champ.

Je me souviens de la force de travail de Djibo, à Sambera, le seul à pouvoir faire pousser un mil magnifique sur un terrain difficile, serait-il accompagné des génies de son champ (dans la tradition la terre n’appartient à personne sauf aux génies qui y logent). Son bélier noir avec une grande culotte blanche, le suit partout, pendant que nous visitons ses champs, il a planté seul plus de 1700 arbres avec des trous larges et profonds. Il nous en demande encore :D Son éternel chapeau de paille vissé sur la tête, il nous arrive toujours en charrette avec un âne terrible que lui seul peut conduire.

Djibo et son bélier
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Le champ de Djibo à droite à comparer à celui de son voisin
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Les épis de mil, certains de la variété hâtive sont déjà prêts à être consommés et s’empilent devant les greniers.
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7 autres producteurs ont fait également un travail de plantation merveilleux à Sambera. Le chef de village lui-même a fait planter plus de 2500 arbres sur une vaste plaine utilisée pour l’élevage, le maraichage et la culture fruitière. Finalement nous ferons parrainer plus de 250 moringa pour l’école du village, en responsabilisant un groupe d’Enfants à entretenir un arbre nous cherchons avec les professeurs à sensibiliser les élèves à l’importance de leur environnement tout en leur apportant un complément alimentaire incroyable et une aide pour compenser leurs frais de scolarité. Le moringa ayant une croissance très rapide est particulièrement adapté au contexte scolaire.
Nous avons réalisé le potentiel de développement auprès des privés, notre site se développant très vite, et en étant entouré de personnes motivées et entrainantes, de nombreux producteurs se tournent vers nous pour un appui à la plantation. Le modèle par l’Exemple est certainement le plus efficace, et garantit auprès de nos partenaires une vraie crédibilité. Il nous permet également nous extirper des méandres de la question foncière.
Ceci dit nous cherchons à toucher des groupements, des fédérations, et ceux qui ont moins d’accès à la terre. Je sors ainsi tout juste de la rencontre du directeur d’une ONG travaillant dans les communes aux alentours, qui pourrait nous appuyer avec beaucoup d’ambition avec le soutien des chefs de communes pour toucher plus de 200 groupements. Notre plan d’action se dessinera mercredi prochain et pourrait déboucher sur des projets de grande envergure. Affaire à suivre!
Plantation des jeunes acacias en haie vive:
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Je pars à Niamey dans les jours qui vont suivre, maxime, le directeur et fondateur de Tree-Nation va passer quelques jours avec nous.

Ma jument Samberou :D
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Posted by hanso 11:47 Archived in Niger Comments (0)

expériences villageoises

sunny 42 °C

Incroyable complicité dans les villages, pendant les réunions avec les chefs et les sages les femmes me faisaient des grands coucous derrière son dos. Les regards de centaines d’enfants qui nous entouraient sous les grands arbres du cœur des villages me fixaient comme un grand mystère, comme s’ils ouvraient les yeux sur un monde bien plus vaste qu’ils ne le concevaient, un peu comme cette impression vertigineuse de penser à l’infini de l’espace, leurs sourires pétillaient et leur imagination vagabondait vers d’autres horizons.
Cela m’a fait sourire, être d’ici ou d’ailleurs quelle importance après tout… Ce que je cherchais dans ces regards c’était bien plutôt ce qu’ils avaient de généreux, de compatissant, de fous, de purs, de créatifs qui rendraient leur monde meilleur.

En débarquant à Kouloumbou, un sac Florida pendait anachroniquement sur une porte en tiges de mil,et sous le grand arbre les bouchers s’activaient à dépecer une chèvre pour en faire des brochettes sur une natte de paille. En trottinant, le chef de Kouloumbou, un sage au sourire édenté mais terriblement contagieux qui fait ressortir les veines qui serpentent sous sa peau, toujours galopant à travers champs avec son grand chapeau de paille et son boubou, nous a accueilli à bras ouverts. Il a contre les supplications de ses enfants préparé des centaines de trous pour accueillir nos plants. Le chef du village voisin, que nous n’avions jamais réussi à voir depuis deux mois, intrigué par l’annoncer de mon passage à cheval s’est déplacé le voir et l’a trouvé à l’œuvre, si motivé par les plantations. Il a immédiatement requis notre présence dans son village, nous a accueilli avec du lait caillé et du mil et a déjà commencé à mobiliser des futurs planteurs.

Le chef de Kouloumbou :
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Le boucher, derrière notre monture à moteur pour sillonner la brousse, Djadje s’apprête à acheter la tête et les pattes de la chèvre qu’il va faire bouillir toute l’après midi…
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Les cordes pour puiser l’eau ont usé cette poutre de puits traditionnel lui donnant l’air d’une sculpture d’art contemporain.
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Le message passe si vite, c’est incroyable, comme s’il ne suffisait que d’un modèle pour que les gens se lancent. Dès le moment ou nous trouvons une façon d’investir et de responsabiliser les gens, l’impact est exponentiel. Dans chaque homme réside une force créatrice, l’instinct de développement, des gens croient en nous, nous trouvons un moyen de les investir sans forcément demander de l’argent : transport des plants en charrette, trouaison, plantation, entretien des arbres…. Incroyable récompense de lire la fierté dans le regard des gens qui nous présentent leur travail!

Formation plantation Gata Bangou
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Posted by hanso 11:34 Archived in Niger Comments (1)

chevauchées fantastiques!

je n'avais plus de batterie cette fois pour la cam, dégoutée des clichés inoubliables se sont perdus YY

all seasons in one day 40 °C

Oh boy il vient de nous tomber dessus des grêlons de la taille de prunes! Hallucinant, alors qu’il faisait près de 40 degrés et humide depuis 3 jours. Dehors les enfants et les jeunes courent dans tous les sens torse nu avec des plateaux ou des sacs sur la tete pour les ramasser. Cela vient du ciel, c’est plein de propriétés extraordinaires, on les avale comme des bonbons! Puis avec Djajde on leur a passé du savon, et tout le monde a transformé la rue en un bain de bulles. Les rires fusaient en tout sens, la lumière décliante du soleil couchant apportait une teinte orange, et des flashs de lumières donnaient l’impression d’un décor de cinéma, comme si le ciel n’avait pas plus de fond qu’une aquarelle et les nuages un peu trop bien formés avaient été dessinés habilement.

Ce matin je suis partie chevaucher à travers la brousse vers kouloumbou, un village qui plante avec nous. Une trentaine de kilomètres dans les pattes en revenant vers 12h. Quel bonheur, les enfants couraient avec moi sur des kilomètres, mais il avaient bien du mal à suivre ma petite jument débordante de vie et remplie d’énergie. Les pas rythmés nerveux de mon cheval semblaient être les battements du cœur de tous ces paysages de savane qui s’étendent à perte de vue. Perchée sur la haute selle traditionnelle, je m’enivrais du vent des odeurs, des échos, du sifflement dans les feuilles. Un petit creux, et je m’avalais le moringa que l’on avait préparé la veille, laissé dans une marmite sur un feu de bois jusqu’à devenir écrasable, une pure douceur, mélangé avec de la poudre d’arachide et un peu de piment. Bonheur!

Ce soir je recevais également toute la délégation de la présidence des communes et des fédérations des environs. À eux seuls ils représentaient presque 200 groupements d’hommes et de femmes, terriblement intéressés par la plantation. Il viendront surement récupérer des plants dans le courant de la semaine prochaine etnous allons les appuyer pour planter le moringa.
Avec l’évolution de notre site de plus en plus de gens s’arrêtent et souhaitent nous connaître! Mais ce qui est drole c’est au Niger, tout semble coincidence : je découvre une nouvelle bibliothèque dans un endroit reculé hier, suis amenée à discuter avec la présidente des femmes de l’église qui tenait l’endroit, elle est drolement intérressée pour créer une coopérative autour du windi bundu, en face le siège d’une ONG dont je me promets de rencontrer le président le lendemain, puis en fait c’est lui qui est venu à moi profitant de l’AG mensuelle pour réunir tous le conseil d’administration et m’envoyer les présidents de chaque commune, ces présidents qui ne sont autre que des anciens promotionaires de Djadje, tout semble si téléphoné!

Posted by hanso 12:22 Archived in Niger Comments (0)

déluge!

overcast 30 °C

Nous avons vécu un véritable déluge hier, de toute mon existence je n’ai certainement jamais assisté à un tel délire climatique. Des nuages noirs comme de la cendre s’approchaient à grande vitesse, éclipsant lumière et soleil dans une atmosphère électrique et terriblement dense. Ca a paru une éternité, les sols étaient si secs, nous n’attendions qu’une grande pluie depuis quelques jours. Ce ciel qui semblait constipé ne faisait pas vraiment notre affaire.

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Pourtant je n’ai pas eu le temps de sortir les céréales pour les animaux qu’un raz de sable est arrivé, précédent chaque orage et fut immédiatement suivi d’une pluie diluvienne! En l’espace de 15 minutes nous nous sommes retrouvés au milieu d’un véritable marais. Le « baobar » notre batiment terrasse et cuisine, semblait comme un bateau et on écopait l’eau de temps à autre. Quand la pluie s’est arrêtée on a enlevé les tongs et on est allés voir le moringa recouvert d’eau jusqu’au dernier bourgeon se gorgeant de cette pluie salvatrice. Le lendemain les sols avaient tout bu et les sols explosaient de nouvelles pousses. Avec le soleil cela nous donne une ambiance presque tropicale avec l’humidité ambiante!
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Posted by hanso 15:11 Archived in Niger Comments (0)

sérénité

j'ai perdu les meilleurs photos à cause d'une fausse manipulation, un peu dégoutée YY

semi-overcast 35 °C

Quelle douce impression d’avoir touché un sentiment de plénitude qui satisfait je ne sais quel besoin essentiel. Saisie d’une telle sérénité ces derniers temps, un sourire me fend le visage terriblement contagieux, je me sens si légère que j’ai l’impression que je pourrais quitter le sol d’un instant à l’autre. Une expérience d’absolu, vivre de l’instant, et sentir le passé ou le futur comme des illusions, une paix totale de l’esprit. Se sentir vivre, et savoir comme une évidence que je peux tout jouer, si je perds demain, je ne regretterai rien, j’aurais pris le vent.
Douce sensation de déambuler au hasard des rues de Dosso, regarder les aînés jouer aux dames traditionnelles avec des noix et des bouts de bâton, essayer les jus les plus étrange sur le marché, chercher du sel noir, se voir offrir une chaise ou l’on aura des bons fous rires complices avec les mamas, prendre un café avec les vétérinaires, et puis découvrir une bibliothèque, un lieu magique où l’on se sent si bien immédiatement entourée par quelques volumes extraordinaires qui promettent tant de nouveaux voyages des neiges du Kilimandjaro, aux saveurs de l’Afrique à travers les récits d’Hampanté ba. Hélas pas d’emprunts possibles jusqu’à la fin du mois d’août : ils sont en inventaire!
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« Chaque jour j’apprenais quelque chose sur la planète, sur le départ, sur les voyages. Ca venait tout doucement, au hasard des réflexions. C’est ainsi que le troisième jour, je connus le drame des baobabs.

Cette fois encore ce fut grâce au mouton, car brusquement le petit prince m’interrogeât comme pris d’un doute grave.
- « c’est bien vrai que les moutons mangent les arbustes?
- Oui c’est vrai.
- Ah je suis content! »

Je ne comprenais pas pourquoi il était si important que les moutons mangeassent les arbustes, mais le petit prince ajouta :

- « par conséquent, il mangent aussi les baobabs? »

Je fus remarquer au petit prince que les baobabs ne sont pas des arbustes, mais des arbres grands comme des églises et que s’il emportait avec lui tout un troupeau d’éléphants, ce troupeau ne viendrait pas à bout d’un seul baobab. L’idée du troupeau d’éléphant fit rire le petit prince.

- « il faudrait les mettre les uns sur les autres »

Mais il remarqua avec sagesse :
- « les baobabs avant de grandir, ca commence par être petit
- C’est exact mais pourquoi veux tu que tes moutons mangent les petits baobabs? »

Il me répondit, « ben voyons » comme s’il s’agissait d’une évidence. Il me fallu un grand effort d’intelligence pour comprendre à moi seul ce problème. Et en effet sur la planète du petit prince, il y avait comme sur toutes les planètes de bonnes et de mauvaises herbes. Mais les graines sont invisibles. Elles dorment dans le secret de la terre jusqu’à ce qu’il prenne fantaisie à l’une d’elle de se réveiller. Alors elle s’étire et pousse d’abord timidement vers le soleil une ravissante petite brindille inoffensive.

S’il s’agit d’une brindille de radis ou de rosier on peut la laisser pousser comme elle veut. Mais s’il sagit d’une mauvaise plante, il faut arracher la plante aussitôt, dès qu’on a su la reconnaître. Or il y avait des graines terribles sur la planète du petit prince… C’était des graines de baobab. Le sol de la planète en était infesté. Et un baobab si l’on s’y prend trop tard, on ne peut plus jamais s’en débarrasser. Il encombre toute la planète. Il la perfore de ses racines. Et si la planète est trop petite, si les baobabs sont trop nombreux il la font éclater.

- « c’est une question de discipline, me disait plus tard le petit prince, quand on a terminé sa toilette, le matin, il faut faire soigneusement la toilette de la planète. Il faut s’astreindre régulièrement à arracher les baobabs dès qu’on les distingue d’avec les rosiers auxquels ils ressemblent beaucoup quand ils sont jeunes. C’est un travail très ennuyeux mais très facile »

Et un jour il me conseille de m’appliquer à réussir un beau dessin pour faire entrer cela dans la tête des enfants de chez moi.
- « s’ils voient cela un jour cela pourra leur servir. Il est quelques fois sans inconvénients de remettre à plus tard son travail, mais s’il s’agit des baobabs, c’est toujours une catastrophe! J’ai connu une planète habitée par un paresseux, il avait négligé 3 arbustes… »

Et sur les indications du petit prince j’ai dessiné cette planète là. Je n’aime guère prendre le ton d’un moraliste. Mais le danger des baobabs est si peu connu et els risques courus par celui qui s’égarerait dans un astéroïde sont si considérables que pour une fois, je fais exception à ma réserve. Je dis « enfants faites attention aux baobabs! ». C’est pour avertir mes amis d’un danger qu’ils frolaient depuis longtemps, comme moi-même sans le connaître, que j’ai tant travaillé ce dessin là. La lecon que je donnais en valait la peine. Vous vous demanderez peut être pourquoi n’y a-t-il pas dans ce livre d’autres dessins si grandioses que ceux des baobabs. La réponse est bien simple : j’ai essayé mais je n’ai pas pu réussir, quand j’ai dessiné les baobabs, j’étais animé par le sentiment d’urgence. »

Antoine de Saint Exupéry, Le Petit Prince

Posted by hanso 14:45 Archived in Niger Comments (0)

Inédit!

overcast 28 °C

Une incroyable floraison sur le site, une grande première pour tree-nation! Le baobab planté il y a 3 ans par maxime a donné naissance à une magnifique fleur blanche dans le courant de la nuit passée! Pour un arbre si jeune cela semble invraisemblable, mais comme on commence à murmurer dans l’équipe, on a de bons génies avec nous dans les champs.
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Nous sommes dans les grands travaux de plantation en ce moment, je rentre peu en ville pour l’internet mais je vais faire ce que je peux pour envoyer des nouvelles régulières!

D’autant plus que je viens à l’instant de recevoir un appel ma jument est arrivée sur le champ, et j’ai du rentrer à dosso, pour finaliser un contrat avec un de nos entrepreneurs YY

Boukari, notre consultant va venir ce week end pour nous aider à greffer un maximum de ziziphus en pépinière, ces variétés seront beaucoup plus nutritives et sont très appréciées par les locaux. Je m’expliquerai mieux dans les prochains jours!

Posted by hanso 10:12 Archived in Niger Comments (0)

expedition en brousse!

sunny 40 °C

Tout juste de retour d’une mission commando dans un village, avec un véhicule de 10 tonnes on s’est enlisés dans le sable, on a mis 8 heures à le dégager, même avec un tracteur ca a été vraiment complexe. Il y avait 7 gars avec moi, avec un cœur immense, ils m’ont dit qu’ils resteraient avec moi jusqu’au boût fallait pas qu’il arrive malheur aux arbres, alors même qu’on avait les ventres creux, épuisés, mais confiants et vivant l'authenticité de la situation. On est arrivés dans le village de brousse à minuit, on a demandé à 7 noctambules de décharger le camion au milieu de la nuit, et la matronne du village ensommeillée m’a accueillie chez elle avec cette immense bonté qui la caractérise. Au matin elle m’avait même préparé des grands plats de moringa, de pate de mil et du lait caillé.
L'entrée de la piste vers Sambera:
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Des enfants du village
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Un des vieux arbres que les villageois ont toujours connu!
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Le village et le jardin des femmes, vu du champ d'un des producteurs:
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Puis j’Ai retrouvé ma magnifique jument arabe, elle danse littéralement sur place, les naseaux dilatés, les oreilles pointées et les yeux curieux qui semblent transpercer, la vie sauvage qui grouille dans les veines, sans une once d’agressivité. J’ai chargé un gaillard de la ramener sur les 150 km qui nous séparent du village de sambera, elle devrait arriver sur le champ dans 2 ou 3 jours. J’ai nommé la jument « samberou », le nom zarma d’une espèce quasiment disparue que nous allons replanter dans le village l’an prochain, parce qu’il y a 90 ans, près de l’époque coloniale, un blanc s’est assis sous un samberou, a demandé le nom de l’arbre, et a dérivé le nom pour le village.

Le zarma c’est une langue si simple : pas de conjugaisons, pas d’articles, un mot peut avoir plusieurs signification comme « farei » par exemple qui est une espèce forestière, et c’est aussi le nom de l’odeur de poisson qui reste après le repas ou l’odeur rance du beurre séparé du lait caillé, Bani qui signifie à la fois la paix et la santé…

Bref les gens ont recu les arbres avec une telle motivation, ils avaient préparé tous les trous, les ont arrosés à peine déchargés, et attelé les charrettes pour les emmener sur leur champ. Pendant ce temps je suis allée faire le relevé topographique du ranch du chef de village, avec la moustache de lait caillé qu’on m’a offert dans une grande calebasse, bonheur!

Formation de plantation de l'acacia sénégal:
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L'avancée de la cloture du site:
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Posted by hanso 11:13 Archived in Niger Comments (0)

Mission plantation!

rain 30 °C

Incroyable mission à Baleyara, à chaque fois me retrouver dans la famille d’Ama est un pur bonheur! Ils se sont jetés sur moi à mon arrivée, Anno! Anno! (ils n’arrivent pas a prononcer Anne XD). On a déchargé le camion de 3000 arbres et les kilos de graines de moringa que j’avais apportées en deux deux avec toutes ces petites mains, alors qu’au lever du soleil, on avait mis plusieurs heuresavec 6 gars que j’avais recruté dans le village voisin.

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Puis ils m’ont dit fu! (viens on rentre a la maison!), les enfants m’ont appris a compter et on a chante des chansons locales, ils dansaient… La vieille matronne m’a appris a tisser des chapeaux de pailles, elle peut meme les faire de nuit avec une telle dexterite! Le vieil Alaji, un homme sage au sourire contagieux et avec un energie incroyable, un amoureux des arbres et de la vie, est allé me traire un vache, et il me l’a fait tiédir avec un peu de sucre. En trempant le pain dur de la boulangerie d’Ama j’avais l’impression de fondre c’était si doux!
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Les veaux galopaient entre les cases en s’emmelant dans leurs pates et les enfants faisaient des courses d’ane, on ne voyait que leur tete rebondir dans les champs de mils tout autour. Les cultures si hautes maintenant font des grandes vagues sous l’effet du vent et donnent l’impression que les petites cases de paille se trouvent sur une péninsule
Une grand sérénité s’échappait de la, j’ai partagé le grand lit en tige de mil d’une des grands meres et au milieu de la nuit une pluie diluvienne nous est tombés dessus. C’était un tel don de la nature, on a pu passer une journée de plantation et offrir les meilleures conditions aux arbres. Le regard de chacun des producteurs brillaient, ils ont tellement remercié, et on est allés planter immédiatement dans les champs, on leur a offert une petite formation d plantation des plants forestier et du moringa. Nous avons 18 personnes sur la liste, hélas nous ne pourrons aider tout le monde cette année a réaliser les haies vives d’acacias. On a séléctionné 4 personnes, et installerons certainement une pépiniere ici l’an prochain, les gens d’ici ont une énergie si positive.

J’ai fait une petite surprise a alaji pour le remercier, (j’etais son etrangere les deux derniers jours, comme on dit, et seul les gens d’ici savent ce que cela veut dire!) j’ai planté une trentaine d’arbres (papaye, pommiers locaux, baobab….) dans son jardin pendant qu’il était a la mosquée pour la grande priere du vendredi :D
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Posted by hanso 14:37 Archived in Niger Comments (0)

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